J’ai maté "Heated Rivalry" par curiosité . Le tsunami mondial tant vanté était tentant. Malheureusement je n'en ai perçu que l'écume . D'où une note mitigée de 7/10
( avec un dernier épisode à 8) pour une romance finalement juste classique et charmante .
La série canadienne — adaptée des romans Harlequin de Rachel Reid — raconte la relation secrète entre 2 stars rivales du hockey ( qui sert juste de décor : vous n'apprendrez rien sur la stratégie de jeu lol)
Ce qui est touchant c’est que pendant 10 ans, les 2 joueurs vivent une relation clandestine faite de sextos sous pseudonyme, de baisers volés entre 2 matchs et de rendez-vous furtifs entre 2 saisons. Au départ, c’est presque un arrangement : du sexe sans promesse. Et puis, lentement, la liaison non exclusive se transforme en véritable histoire d’amour
Ce qui frappe immédiatement, c’est le place importante donnée à la passion physique entre les 2 hommes Chaque épisode offre son lot de scènes de sexe mais ce n'est pas obscène : la mise en scène reste sensuelle, élégante, parfois même tendre.
Le buzz s'explique par le goût prononcé du public féminin pour les romances LGBTQ+ grand public surtout quand elles misent davantage sur l’émotion et la sensualité que sur le drame militant comme ici . Ensuite parce que voir une relation homosexuelle dans un milieu ultra viril comme le hockey reste assez rare et taboue à l’écran.
En résumé : c'est une série "plaisir coupable" qui brise les tabous du sport pro sans se prendre la tête. C’est frais, et ça ose montrer un désir sans excuses.
De plus elle a déjà un impact social puisqu'elle encourage certains sportifs à faire leur coming out et offre des représentations positives de relations homosexuelles, souvent absentes ou tragiques dans les fictions.
Mais pas de quoi crier au chef d'œuvre non plus.