Après avoir lu l'inconnu de la poste par Aubenas et l'enquête sur XDDL par Society, je continue mon chemin sur les sentiers des faits divers.
Il est question ici du le meurtre de la jeune Laëtitia Perrais survenu en janvier 2011 par Tony Meilhon. La série est constitué de 6 épisodes de 45 minutes, suivant plusieurs ligne temporelle, se basant sur le roman Laëtitia ou la Fin des hommes de Ivan Jablonka (2016).
Sur la forme, la série est magistrale. La réalisation est sobre, les allers retours dans le temps permettent d'éclairer des épisodes d'un jour nouveau, pour comprendre toute la complexité de cette histoire et du parcours de chaque protagoniste. La direction d'acteur est excellente, chacun-e excelle dans son rôle ; et même les défauts que l'on a l'impression de voir au début sont sans doute volontaire et finisse par dessiner des personnages uniques et incroyablement profond et complexe. Certaines scène sont crues, mais sans être gore ni faire de voyeurisme facile. Pour moi tout ce qui est montré sert à nous faire comprendre qu'il n'y a pas de gentils absolus ni de méchants suprême.
Mention spéciale à la vision qui est donné de la protection de l'enfance, en particulier à travers le personnage du père biologiques des jumelles. On voit transparaître tous son amour pour ses filles et toute son incapacité à démontrer son amour sans se faire submerger par une masculinité toxique au possible qui éclabousse tout et tout le monde. J'ai trouvé cet équilibre très juste et rarement aussi bien retranscrit dans les fictions. Et on voit bien ensuite comment le manque de moyen dans ce secteur produit ensuite des atrocités sans nom malgré la bonne volonté de certains professionnels.
Un point négatif pour la musique, petite ritournelle au piano assez peu plaisante et qui colle rarement bien aux images je trouve. Mais le reste de l'ambiance fait oublier ce faux pas. Une grande série, que je conseille fortement.