Assez décevante cette adaptation des super héros Green Lanterns. Si l'approche moins super héros et plus série policière semble de premier abord apporter de la fraicheur au genre "Superhéros", on se retrouve assez vite face à une pâle enquête saupoudré de discours politique (racial) bien cliché.
D'un point de vu histoire si le début semble intriguant, bien vite les ficèles apparaissent, grossières et sans subtilités. Le scénario est un ersatz de True Detective à la sauce superhéros . On lui laisse le bénéfice du doute, 2 épisodes, avant de comprendre que les scénaristes n'ont pas de talent. Entre incohérences et rebondissements qu'on voit arriver des kilomètres à l'avance, rien ne surprend vraiment et on est face finalement à une série juste ordinaire. Un Budy movie qui décevra les fans du comics, l'histoire se laissant beaucoup de liberté par rapport à son matériau d'origine.
Alors on va pas dire que tout est mauvais, le casting fait le job, la réalisation est correct, bien loin de l'éclat des meilleures séries du genre. Bref un divertissement convenu qui se laisse malgré tout regarder si on ne cherche pas à réfléchir.
Lanterns empruntant au genre de la série policière, elle distille moins d'action et plus de palabre mais pour raconter quoi ?
Que l'amérique est méchante avec les noirs (John Steward) et qu'ils doivent davantage faire leurs preuves que le méchant homme blanc de 50 ans (Hal Jordan)... ça manque de subtilité, c'est rabâché à longueur d'épisode et un épisode entier est même dédié à cela (épisode 3 sous couvert d'origin story).
Parlons en de cette Origin Story de John Steward, les scénaristes semblent complétement pétés du casque de vouloir nous faire croire qu'en élevant un enfant comme un psychopathe on en fait un super héros... En élevant un enfant comme un psychopathe, on obtient un psychopathe, John Steward devrait donc être un antagoniste. Bref cette Origin Story caractérise à elle seule toute la stupidité du scénario, ça ne tient pas vraiment.
On remerciera une fois de plus Damon Lindelof de nous pondre un scénario infâme . Heureusement dans un sursaut de lucidité, John Steward semble bénéficier d'un peu de nuance au fil des épisodes. Tout comme le scénario qui semble rebondir quelque peu après le milieu de la saison. Cependant la fin reste très mollassonne, il ne se passe pas grand chose et certains épisodes sont inutilement étirés en longueur. Au final très peu d'action dans cette série de super héros, d'énormes largesses prises par rapport aux comics (forcément décevant pour les fans) et encore et toujours des incohérences....
Comme souvent chez HBO et Lindelof on veut faire passer le message politique aux forceps, oubliant l'essentiel, sombrant dans la caricature. Quand la politique s’immisce chez les superhéros, l'ensemble perd souvent en qualité et le message rate sa cible. Globalement la série s'avère décevante aussi bien quand elle emprunte au genre du polar que lorsqu'elle essaie de se raccrocher à son matériaux d'origine, elle ne brille dans un aucun registre et peine à maintenir sa tête hors de l'eau.