Cape au vent, anneau au doigt : Lanterns troque les étoiles pour les routes poussiéreuses de l’Amérique profonde et transforme Green Lantern en polar HBO. Un produit signé Tom King, Damon Lindelof et Chris Mundy. La Sainte Trinité n’a qu’à bien se tenir.
Pas à pas, le DCU de James Gunn se met en orbite. Suite à la sortie plutôt mitigée de Supergirl, il est temps de retourner sur le plancher des vaches, de passer de la salle au salon. Avec Lanterns, la mission du studio est donc double : prouver son hégémonie cross-média, à l’image de son concurrent direct, tout en exhibant sa pépinière d’auteurs à même de proposer des divertissements haut de gamme.
Origin Story
L’anecdote a déjà été relayée sur tous les RS, mais récapitulons pour les deux du fond. A la base, Lanterns vient d’une idée de Tom King. Printemps 2023. James Gunn et Peter Safran (co-président de DC Studios) réunissent un petit comité de grands auteurs du domaine du comics pour leur faire cracher des idées à la chaine dans le but d’alimenter le nouveau DCU. Tour de table. La parole passe à King. A-t-il une idée ? Oui : un projet Green Lantern. Mais encore ? Des flics de l’espace. Ou plutôt un duo de flics de l’espace. Un truc dans la veine de Training Day. Quelque chose s’apparentant à True Detective. Bref, une série HBO à glisser dans la case du dimanche soir 21h. La dernière phrase est une blague. Pas pour James et Peter.
King a son feu vert. Mais comment diable mettre sur pied un tel projet ? À ce jour, seul Watchmen avait réellement accompli ce petit prodige. Alors pourquoi ne pas aller chercher le faiseur des miracles en personne, demande-t-il ? Un rendez-vous est pris avec Damon Lindelof. L’idée lui plait (euphémisme). Il jubile. Néanmoins, il est accaparé sur un autre projet. Ne pouvant refuser une telle offre, il fait à son tour appel à un compère : Chris Mundy, showrunner attitré de Ozark sur Netflix et créateur de la 4e saison de True Detective, qui plus est. Pas franchement familier des encapés, le monsieur frétille surtout à l’idée de travailler avec Lindelof dont il admire à son tour le boulot.
Six mois plus tard, l’escouade est formée et l’écriture démarre pour de bon. King et Lindelof s’occupent principalement des arches, tandis que Mundy chapeaute l’écriture et dirige la chambre des auteurs. Le résultat est sans appel : HBO, devant une telle qualité, ne peut que s’incliner et offrir son créneau le plus convoité.
Suite de la critique de Sévan à lire sur https://cineverse.fr/lanterns-damon-lindelof-tom-king-chris-mundy-hbo-critique-avis-note/