Parfois, il y a des animés avec une production de blockbuster : Nouvelle série de Shinichiro Watanabe (Cowboy Bebop, Samouraï Champloo) diffusé en partenariat avec Aldut Swim et HBO Max, avec des séquences de baston créé par le chorégraphe de John Wick et réalisé par MAPPA. Tout ça pour accoucher de la série la plus moyenne que j'ai vu durant la saison de printemps 2025.
Et je dis bien "moyenne" : c'est loin d'être honteux, ça m'aura accroché quand même jusqu'au bout et il y a des épisodes que j'ai trouvé sympathique. Je pense même que ça pourrait être une série préféré d'une personne qui regarde assez peu d'animé, mais de mon côté, j'ai été assez déçu.
Le point de départ de la série est pourtant intriguant : Skinner, l'inventeur d'une substance qui tient lieu de mélange entre le Prozac et le Doliprane explique que dégouté par l'humanité, il a mis dans sa substance une molécule qui tout quiconque l'ayant pris trois ans après l'avoir ingérée. La quasi totalité de la planète ayant pris son médoc, c'est l'avenir de l'humanité qui est mencée. Une unité nommée Lazarus est mise sur place avec d'anciens repris de justices afin de traquer Skinner avant que les premiers morts n'arrivent.
C'est une série qui est sans arrêt dans le "ça aurait pu être mieux" : les personnages sont sympa mais ils sont assez cliché , l'histoire se traine un peu : l'équipe de Lazarus visite un bon paquet de fausses pistes avant de tomber sur la trace de Skinner ou se retrouve empêtrée dans une histoire de contre-espionnage avec une cellule de la CIA qui cherche à les tuer (les mecs n'ont que ça a foutre a J- 3 de la fin du monde.)
L'histoire se passe dans un futur mais celui-ci n'est pas si différent du notre, il y a juste quelques indices que le réchauffement climatique est toujours en cours et que ses effets ont été terrible. Et surtout, on ne sent que rarement cette urgence de fin du monde. On a l'impression qu'à 1 jour avant le début des premiers morts, tout le monde tourne encore...
D'ailleurs à la fin de la série ils trouvent le vaccin à J-1, mais ils réussissent à le produire en grande quantité à le prodiger à travers le monde sans qu'il n'y ai apparemment eu d'effets secondaires. Ils sont balaises.
Alors, oui, les scènes de baston sont efficaces, mais j'ai vraiment, à titre personnel, du mal avec le chara-design qui donne ce côté "manga à l'occidental" un peu trop sérieux. Après la série offre quand même des moments étonnants : la mission dans une boite de nuit est assez drôle, il y a un épisode limite contemplatif où les héros partent à la recherche d'iles qui ont coulés et un plan au début d'un épisode assez bluffant où un type marche seul dans la rue, en caméra fixe, pendant qu'autour de lui, un fou massacre la population.
En vrai, c'est fou, mais il y a plein d'éléments qui auraient mérités un meilleur développement.
Notamment le nom du projet Lazarus : on apprend que les personnages étaient liés depuis le début, mais qu'il n'en avaient pas conscience, mais cette information est noyée dans la masse du dernier épisode, alors que ça aurait été tellement plus logique de la développer progressivement. La fin est aussi un pétard mouillé : ils trouvent Skinner au dernier moment, sont pardonnés par le gouvernement et décident de rester tous ensemble. Il y a une impression de "tout ça pour ça" qui n'aidera pas la série à devenir culte.
Ha et le générique de début est un peu honteux dans son mode "hé regardez c'est par le mec qui a fait Cowboy Bebop" mais il est contrebalancé par un générique de fin en rotoscopie qui est assez original.