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Série HBO (2002)

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The Wire est ma série préférée.


La série débute le 02 juin 2002 sur HBO. Elle est confidentielle et ne repose sur aucune star. Au fil du temps, elle va devenir culte.


Elle est l'œuvre de David Simon, ancien journaliste au Baltimore Sun, devenu écrivain puis showrunner. La série s'inspire de son roman Baltimore. Durant une année, il fût en immersion au sein de la criminelle de Baltimore. Cela fût aussi une source d’inspiration pour la série Homicide de Tom Fontana (Oz) et Barry Levinson.


En introduction à The Wire, David Simon et David Mills ont créé la minisérie The Corner. Une plongée éprouvante dans les rues de Baltimore dévastée par le déferlement du crack. Une histoire douloureuse inspirée d’une famille qui va imploser à cause de la prise de cette substance.


Baltimore fait partie des villes les plus dangereuses des Etats-Unis. Elle est en concurrence avec Washington et Chicago pour ce triste titre.


La série ne fait pas preuve de manichéisme Nous ne sommes pas dans une opposition simpliste, du type, les flics sont les gentils et les criminels sont les méchants. David Simon sait faire preuve de nuance, d’aborder les nombreux aspects de chacune des institutions, comme il va le développer à travers diverses thématiques, au fil des cinq saisons. La série se nourrit d'anecdotes qui donnent une vision plus réaliste et large de la situation qu'une simple enquête avec un sens du détail journalistique qui lui confère un aspect documentaire.


David Simon apporte un regard différent sur la société américaine. Il en aborde les dysfonctionnements institutionnels, sans omettre d’évoquer la corruption, ainsi que les jeux de pouvoirs qui se jouent en coulisses, au détriment du peuple que sont censés servir les élus ainsi que les forces de police. C’est du journalisme. Il applique à la série, la même exigence que pour un travail d’investigation pour en décortiquer minutieusement les différents aspects avec ses conséquences sur la justice et la politique qui se répercutent sur le quotidien des citoyens.


En ce sens, David Simon aborde les conditions de vie, voire de survie, dans les taudis du centre-ville, qui mène à la délinquance pour tenter de subsister et d’accéder aux besoins primaires. Un aspect social qui démontre les défaillances de l’Etat, ainsi que des parents, à prendre soin de ses enfants. Ils sont abandonnés, livrés à eux-mêmes et se retrouvent au coin de la rue, à risquer leurs vies, au lieu d’être en train de suivre des cours, accéder à un collège et améliorer leurs conditions sociales.


Dans l’autre versant, la police subit aussi les conséquences des dysfonctionnements de l’Etat. Les problématiques dues au sous-effectif et l’absence de moyens rendent les conditions de travail épuisantes. Elles finissent par impacter la santé mentale et se répercutent sur la vie privée. En réponse à ce quotidien harassant, l’alcool est perçue comme une solution pour tenter d’apaiser leur mal être, avant de sombrer dans la dépression, voire le divorce et le coût financier pouvant mener certains à la corruption ou à réclamer des heures supplémentaires. C’est un cercle vicieux qui n’est pas inhérent à ce service. Elle se vit aussi dans les tours où ils sont aussi victimes de ce processus, à la différence qu’ils vivent dans l’illégalité.


La ligne est étroite entre la légalité et l'illégalité, comme les liens entre les policiers et les criminels. Une proximité qui mène à un rapprochement, tout en étant conscient de la position de chacun. Ils aiment à se répéter que cela fait partie du jeu, comme une partie d'échecs grandeur nature qui se joue dans les rues de Baltimore, sans éluder les violences policières.


L'argent reste le nerf de la guerre. Les jeux de pouvoirs, que ce soit au sein de la police, de la mairie ou des organisations criminelles, chacun veut prendre la place d’un autre, grimper les échelons, quitte à se salir les mains, d’une manière ou d’une autre . La corruption est omniprésente dans les arcanes des différentes structures qui sont censées servir le peuple et non l’intérêt de chacun. Une douce illusion, tant l’argent attise la convoitise et mène à ne servir que soi-même, en se servant de l’argent du contribuable.


La série se montre critique envers chaque instance avec sa politique du chiffre qui se déploie dans les différentes administrations, au détriment de l’humain. Les statistiques avec ses aberrations et incohérences. Elle les met en exergue pour démontrer par l'absurde comment le système met à mal la police et différents services, ainsi que la population.


Au long des cinq saisons, The Wire se dessine comme une étude sociologique de la société américaine, à travers ses diverses thématiques et institutions comme l’éducation, la politique ou le journalisme. Elle est le visage d’une Amérique sous perfusion, bien éloignée de l’image que veulent donner aux yeux du monde, les différents présidents qui se succèdent à la maison blanche, que ce soit les Ronald Reagan, George Bush et George Bush Jr ou Bill Clinton.


La série va révéler des auteurs talentueux, comme un de mes préférés, Dennis Lehane, ainsi que d’autres confirmés, tel Richard Price. On retrouve aussi le comparse de David Simon, Ed Burns, ainsi que George Pelecanos, Eric Overmyer (The Shield) et David Mills (NYPD Blues et Urgences). Pour la plupart, ils vont continuer à travailler avec David Simon sur Generation Kill, Treme, The Deuce,The Plot against America et We Own this City.


L'œuvre de David Simon est un chef d'œuvre d’une inégalable perfection narrative.



Saison 1 : Qui est Avon Barksdale ?


Nous sommes en Amérique. L’argent est la seule valeur reconnue par cette société capitaliste. Peu importe la manière dont les dollars viennent remplir les poches et comptes bancaires des différents protagonistes. Ils ne se définissent principalement que par leurs fortunes.


Dans les tours, ils tentent de subsister grâce à la vente de drogue, alors que les policiers essayent de faire des heures supplémentaires pour avoir un salaire susceptible de leur permettre de vivre décemment dans une société où la vie ne cesse de devenir de plus en plus chère.


Dans ce contexte, un enquêteur de la criminelle, Jimmy McNulty (Dominic West) assiste à l'acquittement de D’Angelo Barksdale (Lawrence Gilliard Jr) grâce à des témoins qui modifient leurs déclarations lors de l’audience. Une injustice qui le mène à s’intéresser à ce jeune homme et son entourage qui sont dans le trafic de drogue. Il bouscule les institutions pour que justice soit rendue, sans passer par la fameuse chaîne hiérarchique. Grâce à un ami juge, une enquête est ouverte dirigée par le lieutenant Cedric Daniels (Lance Reddick) avec une équipe composée de bons et mauvais éléments, du moins, en apparence.


L’enquête se déroule aussi bien dans le sous-sol de leur QG, que dans les rues de Baltimore. Au fil des épisodes, chacun se révèle précieux dans cette investigation. A de rares exceptions, ils ont chacun des compétences bien spécifiques qui vont les mener à identifier une organisation criminelle dirigée par Avon Barksdale (Wood Harris), l’oncle de D’Angelo, ainsi que son bras droit Stringer (Idris Elba).


Kima Greggs (Sonja Sohn) est une excellente enquêtrice doublée d’une leader naturelle, ce qui déstabilise ses deux collègues masculins, Ellis Carver (Seth Gilliam) et Herc (Domenick Lombardozzi), qui sont plutôt dans l’action que la réflexion, au contraire de Lester Freamon (Clarke Peters). Il a été mis au placard pour avoir été trop loin dans ses investigations. Il se montre discret, observant ce service en effervescence, avant de faire preuve de pragmatisme et de se révéler un atout précieux dans cette affaire criminelle. Prez Pryzbylewski (Jim True-Frost) est un paria. Il est le beau-fils du major Stanislaus Valchek (Al Brown), ce qui lui permet de ne pas s’être encore fait virer des services de police malgré ses nombreuses défaillances professionnelles. Sydnor (Corey Parker Robinson) a une solide réputation. Cedric Daniels a dû négocier pour l’obtenir, afin de ne pas être entouré que de bras cassés. D’autres inspecteurs composent cette équipe de manière plus anecdotique, passant leur temps à trouver une solution pour partir à la retraite, tout en s'anesthésiant par l’alcool afin d'affronter une nouvelle journée de travail.


A la criminelle, Jimmy McNulty est le partenaire de Bunk Moreland (Wendell Pierce). L’enquête principale est aussi en lien avec des meurtres non résolus, ce qui va leur permettre de travailler parfois à nouveau ensemble, tout en passant la soirée à vider des verres au bar et de se mettre dans des situations ubuesques. La brigade est dirigée par le major William A. Rawls (John Dorman) qui déteste McNulty. Il ne supporte pas son insolence et individualisme. Il veille à ce que son laquais, le sergent Jay Landsman (Delaney Williams) soit aux faits des agissements de son inspecteur.


A plusieurs reprises, l’investigation se heurte aux manques de moyens, à l’exigence du haut commandement et des politiciens qui veillent dans l’ombre, à ce que cette opération ne leur nuise pas. C’est un jeu du chat et de la souris entouré de rats.


L’histoire ne se limite pas à cette enquête. Elle met aussi en lumière différents visages de la ville de Baltimore. Bubbles (Andre Royo) est un junkie. Il passe ses journées à trouver le moyen de se faire de l’argent pour se payer sa dose. Il est le visage d’une Amérique dévastée par le crack, qui ne fait que survivre d’un squat à un autre, d’une seringue à une autre avec les risques que cela engendre, à monter des arnaques pour arriver à ses fins, au risque de se retrouver humilier, voire passer à tabac. Sa vie est un enfer sur terre avec la pilule blanche comme seul exutoire.


La justice n’a pas que le visage de la police. Elle a aussi celui de Omar Little (Michael K. Williams). C’est une sorte de Robin des Bois. Il vole les dealers pour aider les habitants des tours qui vivent dans la précarité. Il est inspiré du personnage de Clint Eastwood dans les westerns de Sergio Leone avec son trench coat, son canon scié et son sifflement qui annonce son arrivée et génère de la peur chez ses adversaires. De par sa sexualité, il détonne dans cet univers machiste, qui vivent encore plus mal d’être mis en échec par un homosexuel.


Durant 13 épisodes, David Simon nous plonge dans un monde de violences, à travers une enquête et ses répercussions sur les différents personnages, ainsi que les services et la ville de Baltimore. Un récit choral d’une implacable efficacité scénaristique.


Saison 2 : Sur les Quais


L'enquête est close. Le service est dissous. Chacun de ses membres se retrouve affecté à un nouveau poste avec plus ou moins de chance.


Le décor change. On quitte les tours pour les docks pour découvrir une nouvelle facette de l’Amérique. Il s’agit principalement de la communauté polonaise. Les visages sont différents, ainsi que la culture, mais la vie reste aussi difficile sur les docks que dans les tours. Ils sont impactés par la crise économique, dans l’attente de cargos pour avoir du travail. Le syndicat dirigé par Frank Sobotka (Chris Bauer) œuvre pour remédier à cette situation et redonner ses lettres de noblesse à leur activité. Dans l’attente de décisions de la part des politiciens, ils vivent dans la précarité, à se saouler pour oublier les difficultés du quotidien.


Malgré ce contexte économique, Frank Sobotka offre un vitrail à l’église qui prend la place de celui prévu par le major Stanislas Valchek (Al Brown). Un affront qu’il ne peut supporter. Il exige une enquête concernant le syndicaliste qu’il soupçonne de corruption.


Une enquête qui va revenir au lieutenant Cedric Daniels (Lance Reddick), le sortant de sa mise au placard. Il va reconstituer la même équipe, ce qui demande du temps et rend l’enquête moins prenante que lors de la première saison. Elle met en exergue la corruption, ainsi qu’un meurtre qui mène à la traite des blanches. Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent, quitte à exploiter et prendre des vies. Pour autant, la drogue reste la manne financière la plus lucrative pour les différentes organisations criminelles.


Frank Sobotka se révèle n'être qu’un pion parmi tant d’autres. L’enquête s’inspire de la French Connection avec Le Grec (Bill Raymond), qui reste dans l’ombre et tire les ficelles à travers son homme de confiance Spiros Vondopoulos (Paul Ben-Victor). Il dirige une organisation qui ne se limite pas aux rues de Baltimore mais s’étend à travers le monde.


En parallèle, on reste en lien avec les tours et l’organisation d’Avon Barksdale (Wood Harris) et Stringer Bell (Idris Elba). Elle est reléguée au second plan aux prises avec les répercussions de l’incarcération du premier nommé, ainsi que certains de ses membres importants mais aussi à cause des difficultés à obtenir de la bonne came. Une situation à l’avantage de Proposition Joe (Robert F. Chew) qui tente de prendre des parts de marché.


Les communautés sont différentes mais le fonctionnement reste similaire. La délinquance et la corruption n'est pas l'apanage d'une couleur de peau mais d'un contexte économique et social. Pour chacun, c’est une question de survie. Les dealers des tours ne connaissent que cette manière de fonctionner pour acquérir de l’argent. Les dockers ont beau avoir un emploi, ils ne peuvent s’en contenter et se tournent vers d’autres sources de revenus pour améliorer leurs quotidiens.


La famille Barksdale est aussi dysfonctionnelle que celle des Sobotka. D’Angelo Barksdale (Lawrence Gilliard Jr.) est torturé par sa conscience, au contraire d’Avon ou Wee-Bey (Hassan Johnson), ce qui n’est pas sans conséquences pour l’organisation. Frank Sobotka est confronté aux comportements problématiques de son fils Ziggy (James Ransone), alors que son neveu Nick (Pablo Schreiber) prend le mauvais chemin. A l’exception de la mère de D’Angelo, Brianna (Charlène Hyatt), la figure maternelle est absente, ainsi que féminine. Il en va de même dans les services de la police ou Kima Greggs (Sonja Sohn) est bien seule, avant qu’une enquêtrice (Amy Ryan) des services portuaires ne rejoigne l’équipe. Kima vit mal la grossesse de sa compagne, alors que Jimmy McNulty tente de se réconcilier avec Elena (Callie Thorne), sans pour autant parvenir à lutter contre ses démons.


Une saison de transition ou les pions se mettent en place pour annoncer une troisième saison dans la veine de la première avec Omar (Michael K. Williams), toujours en quête de vengeance, alors que Frère Mouzone (Michael Potts) débarque dans les rues de Baltimore à la demande d’Avon. Du côté de la police, Bunny Colvin (Robert Wisdom) fait son apparition, avant de prendre plus d’ampleur pour une expérience sociologique pertinente qui va secouer les différentes institutions.


Saison 3 : Retour aux sources


Après un détour par les docks, on retrouve les rues de Baltimore. Les tours sont détruites. L'organisation de Avon Barksdale et Stringer Bell doit trouver une autre manière d’occuper le terrain, de continuer à vendre la drogue et d’amasser les dollars.


Pour cette troisième saison, la série s’intéresse à la politique. Elle a le visage de Thomas Carcetti (Aidan Gillen), un idéaliste blanc qui convoite la mairie de Baltimore dans une ville où la population est majoritairement noire. En abordant cet aspect de la société, David Simon souligne l’influence de la politique sur les différentes institutions et ses répercussions sur la population.


En dehors des nouveaux politiciens qui font leurs apparitions dans la série, nous avons aussi ceux issus de la criminalité. Cutty (Chad Coleman) est une légende de la rue qui sort de 14 ans de prison. Il rejoint l'organisation de Avon Barksdale et Stringer Bell. Puis, Slim Charles (Anwan Glover) qui est le bras droit de Avon. Surtout, il y a un nouvel homme qui vient réclamer le trône, Marlo Stanfield (Jamie Hector) avec ses bras droits, Chris Partlow (Gbenga Akinnagbe) et Snoop (Felicia Pearson).


Dans ce nouveau contexte, Avon Barksdale et Stringer Bell ont évolué différemment au cours de leurs ascensions vers les sommets de la criminalité. Le premier reste attaché à la rue et veut ses coins de rues, alors que le second investit dans l’immobilier pour vivre dans la légalité. Une vision opposée qui engendre des désaccords et sème le trouble entre eux.


Dans son désir de s’affranchir de la rue, Stringer Bell se trouve en prise avec les politiciens corrompus, à l’image de Clay Davis (Isiah Whitlock Jr.). De son côté, Cutty tente de se réinsérer. Il est tiraillé entre son passé de criminel et son désir de trouver une autre voie pour s’extirper de la rue et apporter son aide à la communauté, de ne plus être Cutty mais de redevenir Dennis.


Parmi ces divers arcs narratifs, celui qui suscite le plus mon intérêt est Hamsterdam. Bunny Colvin (Robert Wisdom) à une approche plus humaine du devoir de la police. Il est l'incarnation de ce que devrait être le rôle d’un policier. Ellis Carver (Seth Gilliam) et Herc (Domenick Lombardozzi) ont rejoint son district. A priori, ils font preuve d’un manque de compétences, sans l’influence de Kima Greggs (Sonja Sohn) et Lester Freamon (Clarke Peters). Ils ne sont que dans la répression et perpétuent les errements des services de police.


Le major Bunny Colvin est proche de la retraite. Il a le sentiment que les différentes manières de lutter contre la drogue ont prouvé leur inefficacité. De ce fait, il tente une expérience avec la mise en place de Hamsterdam. Il s’agit d’un lieu neutre où les dealers peuvent vendre leurs drogues sans être inquiété par la police. Surtout, ils sont éloignés des lieux de vie, ce qui permet aux habitants de retrouver une certaine tranquillité. En soi, l'idée est intéressante, sauf qu'elle a ses limites. Hamsterdam se voit occupé par des enfants livrés à eux-mêmes. De plus, la vente de drogue ouvre à d'autres perspectives comme le recel, la prostitution et autres méfaits, ce qui engendre une nouvelle forme de violences. Par ailleurs, un dilemme se pose pour une partie des policiers ne pouvant accepter cette impunité.


Hamsterdam pose un cas de conscience aux politiciens. D'un côté, la criminalité chute drastiquement, les rues sont plus sûres et la population se sent plus sereine. D'un autre côté, cette manière de procéder est illégale, surtout qu'elle légalise, sans que cela soit de manière juridique, la drogue. Le bien-être de la population est-il plus important que les ambitions démesurées des politiciens?


Les différentes thématiques abordées durant cette troisième saison se retrouvent intrinsèquement liées dans une troisième saison riche en intrigues et personnages sur les différents visages de la ville de Baltimore.

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Créée

le 19 mars 2026

Modifiée

le 16 mai 2026

Critique lue 9 fois

Laurent Doe

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