Sweetpea est une série soignée et stylée, qui vaut largement deux heures de votre temps. Pourtant, le problème, c’est qu’elle n’est jamais tout à fait aussi perverse ou retorse qu’elle le pense. J’avais vraiment envie d’aimer Sweetpea, mais les six épisodes ne parviennent jamais à s’élever au-delà du simple ressort narratif : « la fille discrète est en réalité une tueuse ». Le tout a un côté un peu dérivé (un Dexter au féminin qui rencontrerait une Villanelle plus domestiquée), et parfois ses origines YA donnent une impression de manque de développement, mais cela reste intrigant, notamment grâce à l’interprétation sûre et malicieuse de Purnell.