Saison 1 : 4/10
Saison 2 : 3/10
Borfff.
J'ai mis longtemps à me lancer dans la série malgré mon admiration pour The Wire. Les autres séries du créateurs sont toutes plus ou moins en deçà de sa série phare. Et The Deuce n'échappe pas à cette règle, hélas. Malgré un sujet destiné à me plaire pourtant.
Saison 1 : 4/10
Les auteurs multiplient les personnages et de ce fait les intrigues. Toutes sont sympas de prime abord, mais rien n'est vraiment satisfaisant à cause d'un développement assez maigrichon, des résolutions faciles, des dialogues nombreux et pas hyper intéressants. En fait, les auteurs développent les personnages dans le sens où ils les font parler beaucoup, mais pour ce qui est de l'action, de l'intrigue en soi, ça n'avance pas ou au contraire ça avance d'un coup sans vraiment s'attarder sur les conflits. Et le fait d'avoir autant de récits si peu connectés... dans The Wire, il y avait des liens plus palpitants.
Je ne suis pas friand de Tarantino mais récemment il a fait une déclaration intéressante sur les séries ; ce qu'il manque souvent, ce sont des payoffs. C'est-à-dire qu'on voit beaucoup de personnages, ils annoncent des trucs, ou alors ils font des trucs, on s'attend à ce qu'ils se prennent des retours de bâtons, à ce qu'il y ait des situations plus ou moins épiques et mémorables... et sur les 8 heures de métrage dans le cas de cette première saison, il n'y a que très peu de moments gratifiants. Sur la fin ça devient plus prenant car il y a quelques règlements de compte, quelques choix définitifs, mais c'est peu après tant d'épisode et on sent bien que les auteurs veulent préparer la suite avec presque tous les mêmes personnages. Et donc pas ou presque pas de payoffs. Et donc on s'emmerde.
La mise en scène est plutôt correcte, un découpage assez cinématographique. Le découpage est satisfaisant, le montage est cohérent (trop long en permanence). Les acteurs font le boulot mais ont tendance à en faire trop, ça devient presque un concours de poses par moment, ça manque de naturel ; James Franco, je l'aime bien, mais plus dans des rôles de losers ratés ou de comique, là il se prend trop au sérieux, il est pas tellement crédible et en plus il joue ses deux personnages de la même façon, si bien qu'on ne sait jamais qui on a face à soi. Les costumes et coiffures ne paraissent pas naturels non plus, ça fait trop costumes et perruques. Les acteurs sont variés et facilement reconnaissables. Quelques jolies pouliches en prime, un peu de nudité.
Bref, c'est un peu barbant.
Saison 2 : 3/10
Bon ben j'arrête là. Déjà, j'avoue, y avait que 8 épisodes sur les 9, j'ai essayé de trouver le 9 ça n'allait pas j'aurais pu me prendre la tête un peu plus mais pour un épisode d'une série qui ne me botte pas, ça aurait été dommage. Alors j'ai abandonné.
Cette saison 2 est pire ; ça parle tout le temps. Les payoffs sont encore moins nombreux. On se fait littéralement chier avec trop de personnages à ne plus savoir qu'en faire, des destinées de plus en plus écartées... oui ils se recroisent régulièrement mais c'est bien pour justifier le fait qu'ils soient tous dans la série. Et comme ça part dans tous les sens, rien n'est vraiment approfondi.
La mise en scène reste correcte mais quand même moins bonne. Je ne sais pas s'ils ont tourné dans de vrais extérieurs dans la saison 1, j'ai en tous cas eu cette impression ; ici au contraire, j'ai eu l'impression que beaucoup d'extérieurs étaient du studio. Les déguisements sont toujours là. Les décors moins exploités. Le découpage moins intéressant. Tout ça parce qu'on est dans du bête champ-contrechamp 80% du temps. La seule ambition qui reste c'est montrer un zizi de temps en temps mais même en terme de sexe simulé j'ai l'impression qu'il y en a moins alors que dans la première saison ils ont utilisé je ne sais combien de fausses bites.
Bref, ça n'annonce rien de bien pour la troisième saison. Il suffit de checker les pages wikipedia des personnalités qui ont inspiré chaque personnage pour deviner la fin...