Après une exposition longue, laborieuse mais nécessaire, la série prend un vrai bon rythme de croisière à partir des épisodes 3-4 avec des pics d'intensité réguliers, certains carrément épatants. Malgré tout, on reste relativement en terrain connu, avec une ambiance très proche de ce qui s'est fait de mieux en matière de serial killer movie. C'est là que la série pêche un peu, privilégiant encore un peu trop l'esthétisme, face au réalisme cru pourtant annoncé par le titre. Dommage aussi que la fin du 7ème épisode dévoile déjà les cartes du final, qui perd du coup en surprise.
Les vrais points forts de la série sont à trouver du côté de la réalisation, intense, et de la photographie, merveilleux écrin pour la nature dévastée de Louisiane. Le duo McConaughey/Harrelson fonctionne bien lui aussi, même si la performance borderline du premier l'amène parfois dans l'excès. Les deux sont cependant assez fouillés et leur relation tumultueuse fait beaucoup du sel de la série.
Au final, une bonne première saison à l'atmosphère morbide qui truste le haut du panier des séries policières, mais qui reste encore assez loin de l'exigence globale de la number one, The Wire.