Avec 180, Palma Violets balance un premier album brut de décoffrage, entre garage rock crasseux et post-punk désinvolte. C’est bruyant, bancal, parfois brouillon — mais bordel, c’est vivant.
Dès les premières secondes de Best of Friends, on sent l’urgence, cette envie d’en découdre sans filtre. Ce n’est pas poli, ni calculé, et c’est justement ce qui m’a accroché. Il y a une vraie sincérité là-dedans, une envie de jouer fort, vite, et avec les tripes.
Le disque garde une belle cohérence dans le chaos. Step Up for the Cool Cats ou Tom the Drum montrent que le groupe sait ralentir sans perdre sa flamme. Mais passé la moitié, l’effet de surprise s’estompe un peu : certaines pistes tournent à vide, comme si l’intention ne suffisait plus à masquer le manque de relief.
Cela dit, 180 a cette qualité rare : il donne l’impression d’un groupe qui croit à fond en ce qu’il fait. Et ça, ça vaut toutes les finitions du monde. Ce n’est pas un chef-d'œuvre, mais un premier jet bruyant, sincère, et pas mal du tout.
7/10, pour l’énergie et les tripes.