Taxi Girl est un groupe New Wave français plus connu pour ses membres (Daniel Darc, Mirwais) que pour sa production discographique, très légère (deux albums studios et quelques maxis regroupés dans plusieurs compils) aussi bien en terme de quantité que de qualité.
Commençons avec Cherchez le Garçon en 1980, censé être leur premier album, alors qu'il ne fait déjà que regrouper les titres de leurs premiers Eps sortis les mois précédents, sans forcément que l'on ait là une compilation magistrale. J'ai toujours pensé détester le single éponyme mais je confondais avec la version de Quentin Mosimann, ex de la Star Ac’… on a la culture que la TV nous donnait adolescents… En vérité, « Cherchez le Garçon » version originale est un très bon titre Synthpop, et c'est sans doute du aux gimmicks et jeu de clavier de Laurent Sinclair… parce que bon, l'interprétation de Daniel Darc est on ne peut plus quelconque tout au long de l'album, il faut s'y faire pour apprécier. Sa voix se fera plus nette et imposante dans la version « solitaire » du single, tout simplement car c'est cette fois-ci au tour de l'instru de sonner quelconque.
Ce qui nous fait arriver au principal problème de cet album, le remplissage par la répétition. « Cherchez le Garçon », « SOS Mannekin » ou « Les Yeux des Amants » se finissent tous par un riff de synthé, certes sympathique au départ, mais qui passé en boucle, pratiquement sans variations à chaque fin de piste, parfois plus de deux minutes, finit forcément par lasser et sentir le coup fourré. C'est un peu moins visible sur « V2 sur mes souvenirs », qui comporte assez d'énergie live pour faire passer la pilule.
Finalement, le titre que j'apprécie le plus dans cette galette est peut-être le dernier et n'a rien à voir avec le son New Wave ; « Triste Cocktail », une ambiance piano-jazz occulte, encore une fois l’œuvre de Laurent Sinclair, à se demander si ce n'est pas lui seul qui sauve l'album pour qu'il arrive à être classé aujourd'hui 95ème des meilleurs albums de rock français par Rolling Stones.
(A noter la participation en tant qu'ingé-son d’Andy Scott, qui a travaillé avec les plus grands et réalisé quelques uns des plus grands disques français, des Balavoine au « Roman Photos » de Bashung).