L’histoire :
« Led Zeppelin II » est le deuxième album du groupe de rock britannique Led Zeppelin, sorti le 22 octobre 1969. Ce disque est parfois surnommé « Brown Bomber » (« bombardier marron ») en référence à la couleur dominante de sa pochette. Il connaît un grand succès dès sa sortie, détrônant « Abbey Road » des Beatles dans les classements. Précurseurs du heavy metal et du hard rock, tout en restant adeptes du blues et du rock psychédélique, Led Zeppelin inspire toute une nouvelle génération de groupes rock, dont Aerosmith, Van Halen ou Guns N’ Roses, avec ce deuxième opus qui sort la même année que leur premier album.
Les paroles :
Led Zeppelin nous parle dans cet opus de désir sexuel brut et obsessionnel, d’un amour idéalisé, de désir, de performance sexuelle et de pouvoir charnel, de fidélité et de la promesse d’un amour durable, d’une femme manipulatrice et cruelle, d’une rupture amoureuse, d’imaginaire mythologique, ainsi que du désir de retour, à la fois amoureux et physique.
Mon avis :
« Led Zeppelin II » impressionne par la différence marquée avec le premier album, sorti seulement neuf mois plus tôt. Le groupe y propose des titres plus directs, un son beaucoup plus massif et saturé, des guitares plus épaisses, une batterie plus lourde, une basse plus présente et une production plus agressive, pensée pour frapper fort et qui posera définitivement les bases du hard rock. Ils continuent également sur leur lancée expérimentale avec des titres comme « Whole Lotta Love », qui s’inspire largement de « You Need Love », écrite par Willie Dixon et interprétée par Muddy Waters (qui intentera d’ailleurs un procès, réglé à l’amiable), en proposant un pont hypnotique aux effets de guitares fantomatiques rappelant le premier projet. On retrouve aussi « Moby Dick », qui met en avant un long solo de batterie, ainsi qu’un blues plus personnel et original avec « The Lemon Song ».
J’ai aimé, comme pour le premier album, un Robert Plant qui pousse sa voix, quelques solos intéressants, des paroles encore plus décomplexées, un côté expérimental affirmé, un son plus lourd et abrasif, un titre d’ouverture qui pose immédiatement le contexte et définit le groupe à merveille, ainsi qu’une alchimie toujours parfaite entre les membres.
J’ai moins aimé certains riffs plus répétitifs. De plus, certains titres sont moins originaux, avec des compositions reposant beaucoup sur ces riffs redondants, comme dans « Living Loving Maid », et un côté parfois inégal, dû à un manque d’originalité ponctuel.
Mes notes :
• Whole Lotta Love : 9,75
• What Is and What Should Never Be : 8
• The Lemon Song : 8,25
• Thank You : 7,5
• Heartbreaker : 8,5
• Living Loving Maid (She’s Just a Woman) : 7,5
• Ramble On : 8,75
• Moby Dick : 7,25
• Bring It On Home : 7,75
Total : 8,14 / 10
Conclusion :
Ce second album éclaire la trajectoire du groupe et le propulse au rang de formation majeure, qui inspirera de nombreux artistes par la suite. On y retrouve également « Whole Lotta Love », encore aujourd’hui le titre le plus écouté du groupe, devenu un hymne du hard rock. « Led Zeppelin II » connaît un accueil critique moins contrasté que le premier et un succès commercial retentissant, qui a fait trembler l’industrie musicale de l’époque et l’on comprend pourquoi en l’écoutant encore aujourd’hui.
Je recommande cet album à quiconque souhaite découvrir un album de rock décomplexé et légendaire, emblématique des années 70’, et l’un des projets phares de Led Zeppelin.