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le 18 juin 2025
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Un vent de fraîcheur souffle sur le film de survie.
Avec 28 ans plus tard, Danny Boyle s’intéresse à des thèmes universels comme le deuil et le sacrifice, la désinformation et le communautarisme, et bien d’autres.
Il y traite de la mort avec une certaine élégance, contrastant avec le dégoût ressenti face aux contaminés qu’il met si bien en scène.
L’histoire fonctionne, les personnages sont touchants ; particulièrement le jeune Spike, personnage principal incarné par Alfie Williams, révélation du film. Il porte l’aventure sur ses épaules avec succès, soutenu par un casting cinq étoiles.
Même si le genre du zombie n’est pas non plus révolutionné avec cet opus, la réalisation mérite d’être soulignée.
La photographie est immersive, les maquillages sont exceptionnels, les décors naturels servent superbement l’intrigue. Ça fait du bien de sortir des fonds verts, tous nos sens sont en éveil : on sentirait presque l’odeur de la mousse en forêt et celle des cadavres brûlés, notre cœur bat la chamade à chaque fois qu’intervient l’alpha et ses congénères, la moindre flèche décochée nous demande un effort respiratoire.
La mise en scène est haletante. Le suspens est présent durant chaque action, course-poursuite et moment de repos.
Le réalisateur a réussi à créer un univers cohérent où la loi du plus fort est à l’œuvre. Chaque lieu vibre en harmonie sur des rythmes différents : le village isolé, le temple des morts, la forêt, etc. La petite île et son mode de fonctionnement sont très bien étudiés, on y croit.
Globalement, le film se suffit à lui-même, il n’est pas nécessaire d’avoir vu les précédents pour s’immerger pleinement dans l’univers. La crédibilité de ce dernier est indéniable et doit sa réussite à une réalisation novatrice, même pour un cinéaste aguerri comme Danny Boyle. On perçoit son goût pour l’expérimentation et ça fait du bien.
Créée
le 18 août 2025
Critique lue 18 fois
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