Une petite perle d'heroic fantasy

Avis sur Blanche-Neige et le Chasseur

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Quelques mois seulement après la version de Tarsem Singh, voici une nouvelle adaptation cette fois-ci très libre du célèbre conte des Frères Grimm. Conservant la base du récit pour s'en éloigner audacieusement, Blanche Neige et le Chasseur raconte comment se serait déroulée l'histoire si le fameux Chasseur engagé par la Méchante Belle-Mère se serait rangé du côté de Blanche Neige et aurait combattu le mal...

Un pitch osé et casse-gueule dont il en résulte au final une merveilleuse épopée. Car loin de la mièvrerie à laquelle on aurait pu s'attendre, le premier long-métrage de Rupert Sanders s'avère être au contraire bourrin, sale, réaliste, avec ce qu'il faut de cruauté et d'éléments plus adultes pour ne pas le mettre devant les yeux de tous les enfants.

La Méchante Reine est ici une femme sans aucune pitié dont la relation quasi-incestueuse avec son propre frère n'a d'égal que son ambiguïté, Blanche Neige n'est plus la jolie et fragile princesse de Disney mais bel et bien une aventurière qui tient à la vie, se battant même dans les rangs d'une véritable armée pour vaincre sa peau de vache de belle-mère. Quant aux huit Nains, ce sont des brigands voleurs et bagarreurs dont on n'aimerait pas faire la rencontre.

Le long-métrage est donc très réaliste dans son contexte, amenant le spectateur dans un univers d'heroic fantasy le ramenant à l'âge d'or du genre, comme si Willow rencontrait L'Histoire Sans Fin. Nous rencontrons donc une galerie de créatures fantastiques inédites telles qu'un gigantesque troll, des fées malicieuses, un cerf blanc aux bois immenses (grandement inspiré de l'Esprit de la Forêt de Princesse Mononoké) ou encore des guerriers composés d'éclats de verres magnifiés par des effets spéciaux réussis.

De plus, le casting est un vrai plaisir pour les yeux, de la sublime Charlize Theron au badass Chris Hemsworth en passant par les huit facétieux nains campés principalement par les so British Toby Jones, Ray Winstone, Nick Frost et le trop rare Bob Hoskins. Seule la fadasse Kirsten Stewart se fait malheureusement éclipsée, le rôle-titre ne lui seyant guère finalement. Ainsi, véritable surprise aussi inattendue que réussie, Blanche Neige et le Chasseur s'avère être une petite perle d'heroic fantasy qui marquera le genre assurément pour les décennies à venir.

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