Un film de guerre dans la lignée des films de propagande de l'époque, où l'on apercevra à la fin le lot habituel de soldats japonais semant la mort avec un rictus diabolique.
Rappelons tout de même que le genre et l'époque, ça a pu donner, également, Aventures en Birmanie.
Mais aussi ce type de film, qui a l'air bâclé pour sortir dans les temps. Sans doute que le budget n'était pas optimal, non plus. En tout cas, il y a des scènes tournées devant des écrans géants avec une telle différence dans la texture du noir et blanc que ça en devient ridicule, on ne voit plus que ça, comme si les acteurs étaient dans une salle de cinéma, cachant l'écran où se déroule le vrai film.
On sent à un moment une grosse flemme du scénariste (Borden Chase, qui réfléchissait peut-être plus à son prochain western qu'à ce film mal troussé). On interdit aux gars de John Wayne de se battre contre les japonais, ce ne sont en fait que des ouvriers, à qui le film est dédié en ouverture, de ceux qui préparaient les infrastructures nécessaires à l'effort de guerre dans le Pacifique. Et lorsque les japonais débarquent, évidemment, il n'a qu'une envie, c'est de courir sus à l'assaillant. Et justement, il y a à côté de son chantier une réserve d'armes laissées comme ça, à l'abandon, en nombre suffisant pour équiper tous ses gars?
On sauvera une scène de danse plutôt sympathique au début, et un rythme pas mal mené.
Mais on pourra aussi bien s'abstenir.