Je dois l'admettre, ce film est mon petit plaisir coupable des années 90, et franchement, il tient ses promesses si on prend le temps de mettre son cerveau sur pause. Anaconda, c'est le genre de film où, dès les premières minutes, je savais exactement dans quoi je m'embarquais : un trip fun, kitsch et délicieusement ridicule au cœur de la jungle amazonienne.
- Ce qui m'a plu d'entrée, c'est le casting. On a quand même Jon Voight qui cabotine à mort en tant que Paul Sarone, le chasseur de serpents psychopathe. Son regard fou, son accent étrange... il vole chaque scène et il donne au film toute sa saveur "série B". Jennifer Lopez, à l'époque, était parfaitement crédible en Terri Flores, la documentariste qui essaie de garder la tête froide pendant que tout part en vrille. Et puis, Owen Wilson... c'est une sacrée distribution, et je trouve que la dynamique de leur équipe de tournage, forcée de cohabiter avec Sarone, fonctionne bien pour générer de la tension.
- Le point fort, c'est l'ambiance. La jungle est moite, claustrophobe, et on sent la menace partout, même quand le serpent n'est pas encore là. Les scènes d'attaque du boa sont certes datées par les CGI de l'époque, mais ça participe au charme ! Quand l'Anaconda géant apparaît enfin, c'est spectaculaire, dans le sens exagéré du terme. La fameuse scène où il régurgite... disons qu'elle m'a marqué à l'adolescence, et elle reste un moment culte du cinéma d'horreur animalier.
Alors, pourquoi un 7/10 et pas plus ?
- Parce qu'objectivement, le scénario est hyper prévisible. Les personnages prennent des décisions stupides qui sont là uniquement pour faire avancer l'action vers la prochaine attaque. Il y a des dialogues qui font grincer des dents, et la vraisemblance est jetée par-dessus bord dès la première demi-heure. Mais pour moi, ce sont des défauts qui se transforment en qualités dans le contexte.
Conclusion
- En fin de compte, Anaconda n'est pas un film qui cherche à être salué pour sa profondeur ou son scénario impeccable, et c'est justement là que réside sa force. Il est le parfait exemple du cinéma de monstres des années 90, généreux en action et en frissons primaires, sans jamais se prendre trop au sérieux.
Ce 7/10 est accordé non pas à un chef-d'œuvre cinématographique, mais à une œuvre essentielle du pop-corn movie. C'est un film culte qui a cimenté une place dans la mémoire collective, prouvant qu'un casting de stars face à un reptile géant (et des effets spéciaux parfois discutables) suffit à créer un divertissement pur et efficace.