J’attendais No Other Choice avec une vraie impatience. Park Chan-wook fait partie de mes cinéastes préférés.
Adapté du roman The Ax de Donald Westlake, le film dissèque la violence de la compétition économique et pour ça Park Chan-wook choisit la fable noire, grinçante, parfois drôle qui évoque par moments Parasite.
La mise en scène de No Other Choice est d’une grande précision à la fois froide et parfois très expressive.
La musique y est traitée avec un grand raffinement, jouant constamment entre intra-diégétique et extra-diégétique, tantôt intégrée au décor, tantôt commentaire ironique ou tragique, accentuant le malaise.
Et disons-le, Lee Byung-hun impressionne. Son interprétation donne à la descente morale de son personnage une puissance glaçante sans pathos ni complaisance.
Le reste de la distribution est tout aussi remarquable. J'ai pris un réel plaisir à retrouver des acteurs et actrices déjà croisés dans de nombreux dramas et films coréens de grande qualité.
Aucun autre choix est pour moi une réussite.
C'est un film exigeant et dérangeant dont les symboles et les silences installent une tension permanente et nourrissent un trouble diffus à la fois moral et émotionnel.
Aucun autre choix est un grand film, inconfortable comme il se doit et à mon avis, c'est clairement l’un des temps forts du cinéma de 2026.