L'important, ce n'est pas la destination, c'est le voyage.

Avec Backrooms, pour les novices comme moi, vient l’appréhension de découvrir un film qui a eu un grand succès en salle, après avoir explosé sur YouTube et, forcément, la crainte d’une déception.

Mais aucun doute, nous avons ici du cinéma. La photographie, le mouvement, les décors et les personnages sont là et ça fonctionne rapidement.


Reflet de notre époque, les personnages principaux sont Clarck (Chiwetel Ejiofor), vendeur dans un magasin de meubles avide de réussite professionnelle, et le Dr Mary Kline (Renate Reinsve) sa psychologue, au passé trouble. Lors d’une une consultation, plusieurs problématiques vont être posées : la santé mentale, la séparation et l’isolement. 

Ces thèmes imprègnent l’atmosphère dans les premiers moments de l’intrigue : une porte donnant sur un monde inconnu et angoissant. 

Ce passage, où la distorsion du réel évoque Matrix (sans jamais le copié) nous entraine dans un labyrinthe dont la lenteur et le silence nourrissent un profond sentiment d’étrangeté, de confusion et d’angoisse.

C’est tout à l’honneur de Kane Person, le réalisateur, d’oser ces moments dépourvus de dialogue, afin de laisser de la place à l’imaginaire du spectateur.


Revenons à Clarck, personnage profondément désespéré, devenant sa propre caricature. Les cinémas Japonais et Coréen savent jouer de ce sentiment, lorsque dans l’adversité, nous somme dépassé par les évènements et clairement pas la meilleure version de nous même.


Quant aux créatures, elles échappent à toute logique psychologique ou physique. Elles ne me font pensées à rien de déjà vu au cinéma. A mi-chemin entre bug de jeux vidéo, patients d’un asile abandonné et spectre sorti d’un des cauchemars les plus sombre. Elles ne sont pas très présente, mais leur apparitions marque les esprits. 

Concernant le monstre  je n’en dirais pas trop, à part qu’il traque ces proies sans répit.


Je me dois d’évoquer la course poursuite vertigineuse entre le Dr Mary et le monstre. Une fois encore, nous somme face à une véritable proposition originale de cinéma, loin du déjà-vu et le résultat est impressionnant. 

Cette scène aurait pu conclure le film d’une très belle manière mais… et oui, il y a un mais… sans rien révélé, le film s’achève dans un entre deux : il en dit trop ou pas assez… ce qui rend la fin quand même bancale.


Je conserve malgré tout le sentiment troublant d’avoir été plongé dans un cauchemar d’une grande justesse, ce qui n’est pas donné à tout les films.

Le pari est donc réussi. Backrooms mérite d’être découvert en salle. D’ailleurs, en rentrant, j’ai eu envie de voir la chaine YouTube du réal et j’espère voir ses prochains films dur grand écran.

SylvainDe_La_Rua
7

Créée

le 22 juin 2026

Critique lue 6 fois

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