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Dead end suite
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En ignorant tout des backrooms (une creepypasta brodée autour d’une banale photo de local commercial) et de leur adaptation en web-série par Kane Parsons, je me suis pris son film en pleine face.
Gérant d’un magasin d’ameublement au bord de la faillite, Clark (Chiwetel Ejiofor) repère dans son sous-sol une porte dérobée menant à un dédale de couloirs et de pièces jaunies. Rapidement, il développe une fascination envers cet endroit dont les multiples aberrations physiques s’intensifient à mesure qu’il s’y enfonce. Jouant subtilement d’ellipses, Kane Parsons jette le trouble autour de la fréquence et de la durée des visites de Clark dans les backrooms, ce dernier décidant par ailleurs de les enregistrer sur support vidéo – donnant ainsi au réalisateur l’opportunité de revenir brièvement à la forme du found footage. Parallèlement, Mary, la psychiatre de Clark, se débat avec le souvenir traumatique d’une mère mentalement instable. Ce personnage permet une lecture psychanalytique des backrooms, ces espaces liminaux devenant le réservoir des troubles existentiels de leur visiteur.
Backrooms démontre que la valeur n’attend point le nombre des années. A seulement vingt ans, Kane Parsons, épaulé à la production par James Wan, Shawn Levy (gasp!) et Osgood Perkins, montre une grande maturité artistique. C’est intelligent et visuellement impressionnant. Il se révèle même être un bon directeur d’acteur, parvenant à tirer le meilleur de Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve. Des qualités suffisantes pour excuser les quelques maladresses commises dans le grandiloquent dernier acte du film.
PS : ne quittez pas la salle avant la fin du générique.
Créée
le 10 juil. 2026
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