Il paraît que Kane Parsons ne possède pas une grande culture ciné. Ça se voit. Backrooms est ce genre de films qui utilise 3 références connues et qui presse le citron jusqu'au bout, mais sans comprendre une seule fois ce qu’était le zeste de ses références.


Je ne suis pas férue d’horreur ni de légendes urbaines numériques, mais je ne crache jamais sur un nouveau lore à explorer, et Backrooms échoue lamentablement à rendre intéressant un sujet qui avait pourtant un potentiel narratif et visuel puissant.

Espace liminal, architectures impossibles, mélancolie du néon, toxicité du capitalisme et dépression "foreverist", ces éléments avaient tout pour créer un objet beau et angoissant, et on aurait adoré convoquer Mark Fisher et son concept d’hantologie pour analyser le film.


Mais ici aucun malaise pourtant vanté par certains spectateurs, une platitude de rythme et une montée en tension proche de zéro, une absence totale de poésie étrange, nous rappellent que n’est pas Lynch ou Kubrick qui veut (et qu'il serait peut-être bénéfique d'arrêter de faire croire ça à des ados malins et créatifs certes, mais maîtrisant plus les codes d'internet que du cinéma). Certains plans fixes s'en sortent bien mais auraient à chaque fois mérités quelques secondes supplémentaires pour faire grimper le tensiomètre,

le grand guignolesque du monstre ne fonctionne pas (on saluera tout de même le fait d’avoir utiliser des techniques non numériques pour les maquillages)

et on n'adhère jamais au scénario qui au final tient sur du papier à cigarette sans grande cohérence.


On s'ennuie, et on ne sait pas trop ce qu'on fout là, au final un peu comme un lundi matin dans un open space glauque.

SallyPeony
3
Écrit par

Créée

le 28 juil. 2026

Critique lue 8 fois

SallyPeony

Écrit par

Critique lue 8 fois

1

D'autres avis sur Backrooms

Backrooms

Backrooms

5

Sergent_Pepper

le 18 juin 2026

Suivre

Dead end suite

Quelque chose, peut-être, se joue en ce moment même dans les salles : les succès d’Obsession et de Backrooms voient débouler de jeunes réalisateurs ayant fait leurs armes sur YouTube, et capables,...

Backrooms

Backrooms

5

Plume231

le 18 juin 2026

Suivre

Labyrinthe sans fil !

Tout d’abord, une petite précision : je ne connais absolument pas l’œuvre antérieure du youtubeur Kane Parsons (ou Kane Pixels !) — oui, quand on pense à ce film et aussi à l’excellent Obsession de...

Backrooms

Backrooms

8

Behind_the_Mask

le 20 juin 2026

Suivre

Espèce d'espace

Il y a effectivement dans Backrooms de quoi en perdre son latin. Parce que le masqué a déjà failli quitter la salle en hurlant à l'escroquerie, devant les premières scènes shootées en found footage...

Du même critique

Backrooms

Backrooms

3

SallyPeony

le 28 juil. 2026

Suivre

Un ennui sub-liminal

Il paraît que Kane Parsons ne possède pas une grande culture ciné. Ça se voit. Backrooms est ce genre de films qui utilise 3 références connues et qui presse le citron jusqu'au bout, mais sans...

Requiem for a Dream

Requiem for a Dream

1

SallyPeony

le 11 nov. 2025

Suivre

Requiem pour un cauchemar cinématographique

J'ai mis 1/10 parce qu'on ne peut pas mettre moins.Visionné à 16 ans. La sensation de ridicule et la gêne étaient déjà palpables.C'est laid, on a l'impression de regarder un clip vidéo qui dure 2h,...

Nosferatu

Nosferatu

2

SallyPeony

le 4 nov. 2025

Suivre

Un vampire sans mordant

Quand on aime le genre vampirique, une adaptation du Dracula de Bram Stoker est toujours accueillie avec un mélange d’excitation et de méfiance. Cette œuvre complexe et massive a déjà inspiré le...