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Il paraît que Kane Parsons ne possède pas une grande culture ciné. Ça se voit. Backrooms est ce genre de films qui utilise 3 références connues et qui presse le citron jusqu'au bout, mais sans comprendre une seule fois ce qu’était le zeste de ses références.
Je ne suis pas férue d’horreur ni de légendes urbaines numériques, mais je ne crache jamais sur un nouveau lore à explorer, et Backrooms échoue lamentablement à rendre intéressant un sujet qui avait pourtant un potentiel narratif et visuel puissant.
Espace liminal, architectures impossibles, mélancolie du néon, toxicité du capitalisme et dépression "foreverist", ces éléments avaient tout pour créer un objet beau et angoissant, et on aurait adoré convoquer Mark Fisher et son concept d’hantologie pour analyser le film.
Mais ici aucun malaise pourtant vanté par certains spectateurs, une platitude de rythme et une montée en tension proche de zéro, une absence totale de poésie étrange, nous rappellent que n’est pas Lynch ou Kubrick qui veut (et qu'il serait peut-être bénéfique d'arrêter de faire croire ça à des ados malins et créatifs certes, mais maîtrisant plus les codes d'internet que du cinéma). Certains plans fixes s'en sortent bien mais auraient à chaque fois mérités quelques secondes supplémentaires pour faire grimper le tensiomètre,
le grand guignolesque du monstre ne fonctionne pas (on saluera tout de même le fait d’avoir utiliser des techniques non numériques pour les maquillages)
et on n'adhère jamais au scénario qui au final tient sur du papier à cigarette sans grande cohérence.
On s'ennuie, et on ne sait pas trop ce qu'on fout là, au final un peu comme un lundi matin dans un open space glauque.
Créée
le 28 juil. 2026
Critique lue 8 fois
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