L'érotisme est évidemment central dans le film : multiplication des scènes de sexe explicites, très explicites pour le cinéma Américain, allusions sexuelles dans les dialogues, jeu de séduction permanent. Le film joue de cette image pour nous séduire et nous faire douter de la culpabilité de Catherine Tramell. Il faut dire que Sharon Stone est magnifique, à la fois belle, froide, cynique et mystérieuse. Que peuvent faire Mickael Douglas et nous-mêmes si ce n'est lui céder ?
Finalement, la conclusion du film (SPOIL !!) est qu'on ne sait pas qui est vraiment coupable. Il restera à jamais un doute. Mais qu'importe, qu'importe la réponse au meurtre et l'élucidation de l'énigme. Ici c'est le jeu de séduction, la sensualité extrême qui compte et la fascination envers une femme manipulatrice et envoutante. Alors, comme Mickael Douglas, on aimerait tomber une dernière fois dans les bras de Catherine Tramell et que tout s'arrête là. Et c'est le cas.