Un peu comme si Chute Libre de Joel Schumacher rencontrait le Joker de Todd Philipps.
Vu qu'on a l'histoire d'un employé loser (Henry) qui se fait entuber par tout le monde mais qui comme par magie devient sans visage du jour au lendemain.
Du coup, il se venge de tout le monde et tue ceux qui l'ont trompé : sa femme de ménage voleuse, sa femme infidèle, son pote escroc et son patron insupportable.
C'est assez long voire un tantinet ennuyeux aux 3/4 mais on reconnaît la satire sociale à la George A. Romero. En revanche, si c'est plus "fun" au dernier quart, ça devient aussi n'importe quoi car on finit sur une sorte de catch/carnaval/concert du groupe Les Misfits bien bordélique (plus le boss qui meurt tué par un laser sorti de James Bond).
Même le héros qui était soumis mais dans une "bonne position" finit par être préposé au courrier mais se la joue Punisher du bureau et profite de son "absence d'identité" pour régler ses comptes, devenir plus remarqué et venger les petites gens.
Ambigu ou nuancé, je ne saurais pas dire. Si ce n'est qu'on passe d'un film qu'on passe à priori typiquement Romero des années 80 à un film purement années 2000 avec le chaos et le rock de son époque.
Un bon chaos qui profite aux revanchards comme Henry l'homme invisible...