Ah ! Les charmes ineffables du cinéma contemporain.

En voyant carnage, je ne me suis à aucun moment demandé ce qui avait poussé Polanski à mettre en image cette pièce de Yasmina Reza.
Certes, ces 1h15 confinées dans un salon (avec, oh ! une incursion dans le couloir de l'immeuble et une autre dans la salle de bain) offrent peu de possibilités de mise en scène. Cette dernière est du reste très sobre.
Le plaisir de donner à ce texte, par moment jouissif, une portée internationale doublée d'une opportunité magnifique d'offrir à quatre acteurs de superbes prestations emportait largement le morceau, on est bien d'accord.

Non, la question est ailleurs...
Comment un film tourné entre quatre murs et avec quatre acteurs peut-il avoir été doté d'un budget de 25 millions de dollars et permettre un générique de fin de cinq bonnes minutes avec quelque chose comme 500 noms qui défilent ?

Certes, tout y passe : du dressage d'animaux (pour un hamster 3 secondes à l'écran) aux effets visuels (le plan du bâton et du parc initial ?) en passant par les chauffeurs ou autre cuisinier de clafoutis (poire-pomme, et avec des petits grains de pain d'épice, c'est le secret !)... mais tout de même !
Voilà un projet, à l'heure des films en caméras numérique, qui aurait pu ne coûter que le salaire des acteurs. Avec des inconnus, c'était donc presque un budget nul.

Une preuve de plus, s'il en fallait une, que nous visons dans un monde bien étrange...

Le 13 avril 2012

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