Quand Ferrara rencontre Tod Browning au Chelsea Hotel...
Ah ce sacré Abel ! Toujours aussi allumé, mélange détonant de grand grand talent et de foutage de gueule intégral. Et tout le bonhomme est dans ce film, et aussi dans le sujet qu'il évoque, le célébrissime Chelsea Hotel à NY.
L'endroit est mythique, s'est cassé la gueule, à l'image de son réalisateur qui ne sait pas par quel bout prendre l'objet de son documentaire, et semble à vrai dire s'en foutre un petit peu. Et c'est probablement cela qui donne un charme assez inexplicable à ces 85 minutes.
Je pense franchement que ceux qui ne connaissent pas le travail de Ferrara, ou ceux qui ne l'aiment pas, vont se sentir exclus très rapidement de ce docu hybride, au sens narratif plus qu'approximatif.
Par contre, les autres seront probablement touchés de retrouver ce réalisateur fou, maladroit, mais tellement émouvant.