Inspirée par les difficultés de la condition féminine dans les grandes entreprises américaines et par un mouvement d'émancipation de plus en plus grandissant, Jane Fonda lance le projet d’une comédie légère autour de ce sujet toujours d’actualité pointant la complexité d'allier pour une femme, vie personnelle et vie professionnelle dans un univers essentiellement machiste.

Endossant le costume de productrice, Fonda qui sera au centre de ce triple portrait de femmes modernes, humiliées par un patron sexiste, menteur, hypocrite et égocentrique, va tout d’abord chercher ses deux partenaires avant même l’écriture définitive du scénario.

La première a être choisie sera Lily Tomlin que Fonda apprécie particulièrement pour son sens de la comédie. La chanteuse Dolly Parton complètera le trio pour son côté «naïf» et «sauvage».

C’est donc autour de la personnalité des trois actrices que sera construit le scénario, dirigé par le réalisateur Colin Higgins connu pour ses sympathiques «Harold et Maude» et «Transamerica Express.», qui devra équilibrer de manière égalitaire son travail autour de ces trois personnalités.

Une méthode assez exceptionnelle qui nécessitera un remaniement quasi constant du script lors du tournage pour ne froisser aucune d’entre-elles.

Au final, cette contrainte ne se fait pas ressentir à l’écran, tant il se dégage un entrain, une bonne humeur et une réelle complicité entre les 3 actrices qui s’en donnent à coeur joie.

Face à elles, c’est l’excellent Dabney Coleman qui compose avec un certain bonheur, ce patron particulièrement antipathique.

Si tous les traits et situations sont (très) forcées, on se laisse prendre facilement au jeu de ce qui ressemble à une bonne et légère comédie de boulevard.

Le scénario définitivement tourné vers le vaudeville avec un succession de gags assez réussis et un rythme ultra soutenu, n’oublie néanmoins pas la critique sociale au travers de quelques scènes parfaitement distillées.

On pourra certainement reprocher au film, un ton proche de la bouffonnerie (qui rappelle certaines productions Disney des années 60-70) et un jeu d’acteurs trop théâtral mais cela n’enlève rien au charme de cette comédie légère et vitaminée qui fera fantasmer tout ceux qui veulent se libérer de leur patron et qui fait du bien en ces temps de sinistrose.

Massimiliano_N
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le 3 juil. 2025

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