Crime 101 est fortement inspiré de Heat de Michel Mann. Davis, c'est Neil McCauley. Le détective obstiné, c'est Vincent Hannah. Le commanditaire Money, c'est Nate. Le jeune chien fou, c'est Waingro. Et Maya, c'est Eady. Enfin Los Angeles est filmée comme un personnage à part entière comme dans Heat ou Collateral.
Par rapport à Heat, Crime 101 a accentué le volet social. Sharon attend depuis plusieurs années une promotion qui n'est jamais arrivée. A cinquante ans, on lui fait comprendre qu'elle est trop vieille et qu'elle n'a plus sa place. Est-ce indirectement un message asséné par Halle Berry à Hollywood ?
Davis est un ancien pauvre qui a vécu dans la rue étant enfant. Pour compenser, il joue les Robin des Bois. Lubesnik a une vie conjugale des plus difficiles. L'usure du temps a ruiné son mariage et sa femme le trompe. Il subit aussi le poids de sa hiérarchie qui ne croit pas en ses théories. Il n'a, pour lui, que sa persévérance. Tous les personnages donnent le sentiment d'être brisé par la vie.
La fin reste relativement ouverte. Face à toutes ces épreuves, la vie continue. D'autres personnes se trouvent sur le bord de la route et permettront éventuellement d'entamer un nouveau départ.