J'ai une relation de fascination/rejet avec Lars Von Trier, dont "Melancholia" par exemple m'a gonflé comme rarement. Découvert en salle à sa sortie, je n'ai jamais osé revoir ce "Dancer in the Dark" (certain d'y perdre l'essentiel de cette première impression viscérale sur grand écran), qui m'avait profondément touché malgré ses grosses ficelles dramatiques, en grande partie grâce à l'interprétation "nature" et habitée de Björk (aka mon idéal musical pendant des années), sa bande originale entre fatalité/tragédie et fantaisie/espoir, et ces bulles de comédie musicale salvatrices dans un quotidien de grisaille et d'injustice filmé en DV, avec toujours cette dimension sacrificielle chère au Danois. Un petit cousin plus exubérant - et donc probablement plus "grand public" - de "Breaking the Waves", définitivement le chef-d'oeuvre du bonhomme que je n'ai aucun mal à revoir par contre et que l'on retrouvera beaucoup plus haut dans cette liste #600favoritefilms.