Le cinéma, c'est un peu ma religion à moi, et parmi mes nombreux dieux, Steven Spielberg a une place à part puisqu'il est mon cinéaste favori depuis des années et des années avec un nombre important de chefs d'oeuvre dont il nous a gratifié au fil de ses un peu plus de cinquante ans de carrière, mais voilà, force est pour moi de constater depuis quelques années que le papa d'Indiana Jones me déçoit assez régulièrement et je dois reconnaître que j'attendais beaucoup de Disclosure Day qui voit son retour sur une des thématiques phares de sa carrière : les extra-terrestres. Et avec une problématique fascinante : comment l'Humanité, surtout dans cette période assez sombre dans laquelle on vit, prendrait l'existence d'une vie en dehors de notre planète?? Le sujet est fort et aurait pu donner un des blockbusters les plus intelligents de ces dernières années mais Spielberg se loupe dans les grandes lignes et signe un des - rares heureusement - plus gros pétards mouillés de sa carrière!!
Le problème a commencé dès le début : chacun des deux protagonistes a droit à une longue introduction. Résultat, c'est tellement factice et mal amené que je n'aurais eu aucune empathie ni pour l'une ni pour l'autre (et une fois n'est pas coutume, Emily Blunt et Josh O'Connor sont moyens, ce qui également le cas du reste du casting, y compris Colin Firth), mais qui en plus m'aura complètement empêché de rentrer dans le film, et quand tu te tapes un film de 2h30 dans lequel tu rentres pas dès le début, déjà c'est très long, mais les ficelles scénaristiques sautent encore plus aux yeux. Franchement, y a rien qui justifie que le film soit aussi long tellement il est répétitif dans ses situations avec ce sentiment que l'intrigue n'avance pas et que tu te retrouves avec la même exposition pendant 1h30. Alors tonton Spielberg va nous placer quelques scènes d'action assez bien réalisées pour faire passer la pilule (le train!!) mais en dehors de ça, c'est vraiment pas folichon surtout qu'il semble s'autociter en permanence, j'avais vraiment l'impression de voir un patchwork de son cinéma, une sorte de créature de Frankenstein cinématographique.
Si j'aime Spielberg, c'est aussi pour sa manière très sincère de mette en scène des grands sentiments, mais là, j'avoue que lorsqu'il nous sort les violons (le discours de Colman Domingo sur l'empathie), j'ai trouvé ça plus ridicule qu'autre chose et je dois reconnaître que je me suis bien marré en me rappelant la polémique qui semble enfler sur les réseaux asociaux comme quoi le film serait anti-religieux. Faut croire que les gens voient uniquement ce qu'ils ont envie de voir dans certains cas tellement c'est flagrant que le film est anti-anti-religieux, à aucun moment il ne demande à qui que ce soit de remettre en cause sa foi en Dieu, il essaye surtout de faire passer comme message d'avoir surtout foi en l'Humanité, ce qui à notre époque est assez louable, juste que le message est noyé dans un trop plein de sentimentalisme.
Au final, la seule scène que j'aurais trouvé réussie se trouve à la toute fin
lorsque les images d'archives sont dévoilées au public avec toutes les implications qui vont avec.
Bref, j'aurais vraiment adoré adorer Disclosure Day, mais je ne suis jamais rentré dans le film, qui ne fait pas honneur à ses intentions qui pour le coup étaient plus que nobles. Dommage, mais on croise les doigts pour le prochain film de tonton Steven!!