8
895 critiques
Echec et meute
L'être humain est, avant toute autre chose, un animal social. Mais comme il aime plus que tout se raconter de réconfortants mensonges, il fait tout ce qui est son pouvoir pour l'oublier, et feint de...
le 22 nov. 2018
D'une mécanique implacable, Dogman fait partie du haut du panier de la Compétition du Festival de Cannes 2018, l'un des films que l'on attend à retrouver au palmarès du Jury présidé par Cate Blanchett. [Edit : le film a reçu le Prix d'Interprétation masculin pour Marcello Fonte]
Après l'exubérante parenthèse de Tale of Tales, Matteo Garonne, grand habitué de la Croisette, revient au style qu'on lui connaît (et qui lui réussit mieux), celui de Gomorra et Reality, double Prix du Jury au festival.
Dogman est l'histoire du chétif Marcello, toiletteur pour chiens de son état, et petit dealer du coin de la rue, dans une banlieue napolitaine morte et vide, aux accents de grand amphithéâtre romain. Ce petit homme fragile, amoureux canin, est violenté par le caïd du quartier, Simon, grosse baraque sans cervelle. Marcello, âme généreuse, ne sait pas lui dire non.
Entre peur de l'armoire à glace et code de l'honneur à l'italienne, la spirale infernale pousse Marcello vers le point de non-retour, dans une trajectoire implacable, une tragédie grecque moderne.
Si le déroulé de l'histoire est assez prévisible, la puissance de la mise en scène visse le spectateur à son fauteuil. La scène d'ouverture notamment, le toilettage d'un chien enragé, est un moment fort de cinéma, conquiert d'emblée le public et annonce une sourde violence qui sous-tend tout le film.
Dogman semble écrit pour son acteur, Marcello Fonte (qui porte d'ailleurs le nom de son personnage), qui fait là un début fracassant au cinéma. Une "gueule" que l'on attend à retrouver dans le futur de la production italienne.
Un film qui frappe fort, très sérieux candidat à la Palme !
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films de 2018, Et s'il ne fallait en garder que... 150 films pour la décennie 2010 - Mes Immanquables, Mes réalisateurs préférés : l'Antichambre ;), Les meilleurs films italiens et Les meilleurs films primés au festival de Cannes
Créée
le 18 mai 2018
Critique lue 1.8K fois
8
895 critiques
L'être humain est, avant toute autre chose, un animal social. Mais comme il aime plus que tout se raconter de réconfortants mensonges, il fait tout ce qui est son pouvoir pour l'oublier, et feint de...
le 22 nov. 2018
8
84 critiques
On ne peut pas le nier, depuis quelques années et malgré de nombreux prix et nominations, le cinéma italien se fait discret. Pourtant, je pense que le talent est toujours bien présent mais celui-ci...
le 8 janv. 2019
7
305 critiques
Un prologue en trompe-l’œil. Avec en gros plan, puis en très gros plan, la tête énorme et blanche d’un molosse, la gueule ouverte, des crocs terrifiants – et la peur qui va glacer le spectateur,...
le 1 août 2018
8
298 critiques
Quel plaisir de retrouver Edgar Wright dans un univers dystopique aussi barré ! On savait que l’adaptation de Running Man était l’un des projets majeurs du réalisateur, qui lui tenait...
le 12 nov. 2025
10
298 critiques
Décidément, Damien Chazelle transforme en or tout ce qu’il touche, tout ce qu’il entreprend !A 37 ans, le réalisateur franco-américain aligne déjà les succès et se positionne comme un prétendant...
le 11 janv. 2023
9
298 critiques
Rares sont les films qui suscitent autant d’émotion chez le spectateur. Mississippi Burning fait partie de ces longs métrages devenus cultes instantanément, dès leur sortie au cinéma. Le racisme...
le 2 avr. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème