8
895 critiques
Echec et meute
L'être humain est, avant toute autre chose, un animal social. Mais comme il aime plus que tout se raconter de réconfortants mensonges, il fait tout ce qui est son pouvoir pour l'oublier, et feint de...
le 22 nov. 2018
De Matteo Garonne, je ne connaissais que "Gomorra", le chef d'oeuvre réaliste sur la mafia napolitaine. Avec Dogman, j'ai été ravi de retrouver son style à mi-chemin entre le réalisme urbain et grisâtre de l'Italie contemporaine et des cadrages travaillés qui magnifie un environnement d'une laideur sans pareil.
Cet environnement, c'est la première chose qui m'a frappé dans "Dogman". Tout le film se passe dans une sorte de vieille station balnéaire craignos, curieux mélange entre Saint-Jean de Mont et les quartier Nord de Marseille. Ca s'appelle "Villaggio Coppola" si jamais vous cherchez un endroit où passer vos vacances cet été. C'est près de Naples.
L'histoire tourne autour d'un rapport de domination entre une brute épaisse, patibulaire, mais presque, tout en muscle et en croute de sang et un toiletteur pour chien avec un tête de chihuahua faible et gentil, qui se trempouille dans des petites magouilles pour arrondir ses fins de mois. Le premier terrorise son quartier en obtenant tout ce qu'il veut par la violence et le second subit les agissement impulsifs du premier, à la fois impuissant et admiratif face à la montagne de muscle qui risque de lui casser la gueule à la moindre contrariété.
Une bonne partie de l'appréciation du film se fait grâce à ses deux acteurs principaux, chacun incroyablement convaincant dans son rôle. Simoncino est véritablement effrayant. On sent toute l'impulsivité qui le régit et on sait que tout peut basculer si on reçoit une droite d'un molosse pareil. Sa carcasse de pitbull m'a rappelé celle de Matthias Schoenaert dans l'excellent "Bullhead". Quant à Marcello, l'acteur parvient à le rendre incroyablement attachant et imparfaitement humain et les scènes où il apparait en danger en deviennent d'autant plus stressante. Les 20 dernières minutes du films ont provoqué chez moi un peu de tachycardie tellement j'étais tendu.
Au final Dogman est une histoire universelle. La domination et la peur régissent nos rapports humains. C'est le bully et la victime dès l'école primaire. Le patron et le stagiaire dans l'entreprise. Poutine et l'Europe en géoplitique. La mafia et la population dans "Gomorra".
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2018
Créée
le 11 févr. 2022
Critique lue 9 fois
8
895 critiques
L'être humain est, avant toute autre chose, un animal social. Mais comme il aime plus que tout se raconter de réconfortants mensonges, il fait tout ce qui est son pouvoir pour l'oublier, et feint de...
le 22 nov. 2018
8
84 critiques
On ne peut pas le nier, depuis quelques années et malgré de nombreux prix et nominations, le cinéma italien se fait discret. Pourtant, je pense que le talent est toujours bien présent mais celui-ci...
le 8 janv. 2019
7
305 critiques
Un prologue en trompe-l’œil. Avec en gros plan, puis en très gros plan, la tête énorme et blanche d’un molosse, la gueule ouverte, des crocs terrifiants – et la peur qui va glacer le spectateur,...
le 1 août 2018
3
687 critiques
Dire que j'ai été déçu par "Get Out" serait un euphémisme. Sa campagne de communication vantant son succès public et critique aux US a sans doute plutôt bien marché sur moi. Même chose pour la bande...
le 13 mai 2017
3
687 critiques
J'ai su que le film allait être moisi dès la première scène. On y voit une jeune femme au décolleté plongeant courir dans la cambrousse, visiblement apeuré par le truc qui la poursuit. Jusque là tout...
le 12 avr. 2017
3
687 critiques
J'ai vraiment du mal à comprendre l’engouement de la presse pour ce film. Les allemands sont réputés pour être froids et ce n'est pas avec ce film qui vont bousculer nos idées reçus. Pourtant le film...
le 9 mai 2017
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème