Dracula version comédie française méta, influencée par Disney et OnlyFans, c'est original, faut le reconnaître.
Mais l'originalité s'arrête au mauvais goût et au ridicule (certes vaguement amusants). Les gargouilles sorties Du Bossu de Notre-Dame et les vampires à la sensualité digne de modèles OnlyFans c'est marrant, mais le comble pour moi ça reste le parfum.
Le fameux parfum envoûtant, arme secrète de Dracula pour séduire les jeunes femmes.
Sinon, ça s'inspire un peu trop du film de Coppola pour "une réadaptation du roman", de l'intro (et la romance globale?) absente du roman et inventée pour la version Coppola, à la coupe de cheveux même du comte, étrangement identique. En fait, j'en viens presque à douter que Luc Besson ait jamais lu le roman qu'il adapte tant il semble ne pas le respecter. Non sérieux, ses vampires ils sont presque moins crédibles que ceux de Twilight... (qui au moins ciblait des ados dépressivo-romantiques, pas des vieux porcs acros au porno (oui je vise la direction d'une certaine actrice qui se lèche un peu trop les lèvres.))
D'ailleurs, plus ça va, plus je suis convaincu que Dracula est une des pires "romances" de tous les temps. Un vieillard narcissique qui manipule (menaçant même de se suicider, dans cette version, lui l'immortel) une jeune femme pour la séduire tandis qu'il séquestre son futur époux, moi je trouve pas ça très beau. Mais bon, pour ce petit con de Besson, apparemment c'est la "romance ultime" ou un truc comme ça. Et comment il l'illustre, cette romance ultime ? Par du sex. Quoi d'autre ? Quoi de plus romantique que de baiser, encore et encore ?? Bah rien.
Tout ça pour que ce con de vampire, après avoir chamboulé la vie de Mina, décide de se laisser tuer pour libérer cette dernière... ça aurait été plus facile de la laisser tranquille depuis le début, du coup...
Dans l'ensemble, à part quelques rires (dus à l'humour parfois réussi ou au ridicule souvent encore plus réussi), le film m'a surtout laissé profondément indifférent, à en attendre désespérément le générique de fin. Logique, ce que propose Luc Besson, on l'a déjà vu en 1992 pour l'essentiel, et on devine presque toute l'histoire au bout de 30 secondes. Ou avant même de lancer le film.