7
le 31 juil. 2025
SuivreÀ la vie, à l'amour...
La nouvelle adaptation du roman de Bram Stoker réunit ce que Besson sait faire de mieux et "de moins bien", dans ce qui reste une magnifique tragédie d'amour (oui, on a versé la petite larme à la...
Voir le film
Luc Besson nous propose une version du célèbre roman éponyme de Bran Stocker.
Ce Dracula se situe dans la veine d'œuvres précédentes du réalisateur, à la fois dramatiques mais aussi burlesques. Un mélange que j'apprécie fort et que l'on voyait déjà dans Subway, Le cinquième élément ou encore Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec. C'est ainsi que le récit oscille entre ambiance sombre classique (façon Nosferatu) et burlesque décadent (presque du Jeunet).
Si la narration se disperse un peu par moments, l'histoire se suit avec plaisir et à plus forte raison car Luc Besson irrigue ce célèbre drame sous un angle bien singulier. En effet, il insiste dans la génèse du vampire, sur la force des sentiments qui unissent le prince et son épouse. Lorsque cette dernière trépasse, Dracula renie Dieu et devient damné. L'histoire est connue. Mais c'est alors que l'espoir d'une réincarnation de l'être aimé va le maintenir dans sa non-vie et dans l'attente séculaire de ces retrouvailles espérées. L'épilogue se verra également conclure sous le signe de l'amour éternel. J'ai trouvé plusieurs parties du récit fort émouvantes à ce titre, servies avec brio par le couple central, Caleb Landry Jones (tour à tour inquiétant et bouleversant) et Zoë Bleu Sidel (magnifiquement passionnée et ingénue).
L'autre spécificité de la narration voulue par le réalisateur est son côté burlesque précédemment évoqué. Le spectateur ne tremblera guère et s'amusera des mimiques de certains personnages : Guillaume de Tonquédec est d'une drôlerie folle dans son personnage de médecin totalement dépassé par l'existence du vampire tandis que Matilda De Angelis campe une affidée de Dracula complètement loufoque. J'adore également Christoph Waltz en prêtre spécial chargé de la lutte anti vampires. Cet acteur, toujours excellent, se pose en inquisiteur qui manie davantage la rhétorique que le pieu en argent, même si ce dernier est partie prenante de sa panoplie.
Enfin, je ne saurais conclure cette critique sans évoquer la très belle musique du film. Celle-ci se situe entre mouvements sombres, qui ne sont pas sans évoquer la bande originale du Dracula de Coppola, et des thèmes plus légers voire nostalgiques, à l'instar de cette boîte à musique qui suscite la tristesse de moments disparus.
Pour conclure, ce Dracula de Luc Besson m'est apparu non comme un cadavre trop souvent ressorti de son cercueil mais plutôt comme une relecture romanesque d'un mythe contemporain. La goutte d'espièglerie écarlate qui le macule offre un parfum inédit au genre. Bon sang ne saurait mentir.
Créée
le 30 juil. 2025
Critique lue 859 fois
7
le 31 juil. 2025
SuivreLa nouvelle adaptation du roman de Bram Stoker réunit ce que Besson sait faire de mieux et "de moins bien", dans ce qui reste une magnifique tragédie d'amour (oui, on a versé la petite larme à la...
5
le 4 août 2025
SuivreLuc Besson semble dorénavant naviguer à vue dans le choix de ses projets.Surtout depuis Dogman, avec son personnage brinquebalant mais inexplicablement attachant et ses lourdeurs symboliques.Puis...
6
le 30 juil. 2025
SuivreUn frisson glisse sur l’échine du cinéma français : non celui, trivial, d’un énième film de genre en quête d’effets faciles, mais celui, plus rare, d’un souffle élégiaque porté par une ambition...
5
le 19 avr. 2014
SuivreJ'avais depuis bien longtemps entendu parler de ce film devenu culte. Pourtant amateur de science-fiction, je n'avais jamais eu l'occasion de le regarder. C'est chose faite depuis ce soir. Le moins...
9
le 26 nov. 2013
SuivreGuillaume Gallienne est un acteur que j'apprécie beaucoup. Sa sensibilité à fleur de peau et la justesse des courtes interprétations, masculines ou féminines, qu'il livrait dans sa rubrique sur Canal...
10
le 22 avr. 2012
SuivreVous qui venez ici mirer grande aventure, Vos yeux écarquillés verront la belle allure, D'Armand de Maupertuis au verbe fier et haut Et de Don Lope y Sangrin Hidalgo. Goupil et loup ensemble font...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème