On peut résumer le problème du film par la scène dans laquelle le comte, après la mort de sa maitresse et après avoir maudit Dieu, se jette une dizaine de fois par la fenêtre de son château sans parvenir a mourir. C'est censé être le moment où se noue le tragique du film, mais la mise en scène ultra lourde rend le tout très comique.
C'est beaucoup trop verbeux pour prétendre dépoussiérer le mythe, et beaucoup trop kitsch pour se hisser au dixième du Copolla. Mention spéciale aux diablotins en images de synthèse, montrés uniquement dans des scènes sombres pour cacher la misère.
Quant au propos, qui prétend faire aimer un homme qui tient sous emprise de jeunes femmes, il rappelle tristement les accusations d'abus sur mineure portées contre Besson.
Scènes particulièrement ridicules : le suicide a répétition, la pyramide de bonnes sœurs possédées, l'utilisation du parfum a phéromones, la fête foraine pour le centenaire de la république, la confrontation finale dans le château.