Un pitch qui donne envie, mais qui tourne à la soupe
Besson reprend Dracula et veut lui filer une vibe romantique façon Roméo + Juliette sous hémoglobine. Sur le papier, pourquoi pas. Mais à l’écran, ça ressemble plus à un fanfic Wattpad croisée avec une pub Cartier. Le prince des ténèbres perd sa femme, renie Dieu et devient vampire… sauf qu’au lieu d’être une créature tourmentée et vicieuse, on se tape un mec qui pleurniche comme Anakin Skywalker dès qu’il perd Padmé.
Un casting qui suce… mais pas le bon sang
Landry-Jones en Dracula, c’est comme filer le rôle de Conan à Michel Drucker : ça n’a aucun putain de sens. Il a la tête d’un type qui vendrait des tickets de métro, pas celle d’un seigneur impie. Christoph Waltz, lui, fait du Waltz mais version "cacheton du vendredi", et la meuf censée incarner l’amour éternel de Dracula en fait des caisses tellement énormes qu’on dirait qu’elle a suivi un stage intensif de surjeu chez Shia LaBeouf.
Des incohérences qui donnent envie d’enfoncer un pieu dans le scénar
Entre la photo qui change de main comme si c’était un ballon de foot et les gargouilles qui apparaissent sans explication, tu sens que Besson a lâché le stylo au bout de trois cafés et qu’il a complété le script en freestyle comme un ado sous Red Bull. À ce niveau-là, c’est plus une malédiction de vampire, c’est un bug d’Ubisoft.
L’image qui sauve les meubles (un peu)
Soyons honnêtes : visuellement, y’a quelques fulgurances. La chevauchée dans la neige, les plans sur Dracula vieux et décrépi… Là tu sens qu’il y a un directeur photo qui a bossé, pas Besson. Mais bon, copier Coppola avec un joli maquillage, c’est comme faire un cosplay de Dark Vador avec un masque acheté sur Wish : t’impressionnes deux secondes puis tout le monde se rend compte que c’est du réchauffé.
Dracula sans vice, c’est comme une bière sans alcool
Le vrai problème : Dracula n’a pas de noirceur. Le type est censé être l’incarnation du péché, du charnel, du démoniaque… et là il a le charisme d’un figurant dans Twilight. Même Edward Cullen, qui brille comme une boule à facettes, avait plus de vice que ce pseudo-immortel romantique. Besson a réussi l’exploit : rendre Dracula chiant.
Conclusion : un pieu dans le cœur du spectateur
Au final, Dracula: A Love Tale c’est un peu comme un kebab sans sauce : ça a l’air appétissant mais ça cale mal. Besson voulait réinventer le mythe, il l’a juste édulcoré. Quelques plans sauvent la baraque, mais entre un casting foireux, des incohérences grotesques et un Dracula sans burnes, le résultat sent le rat crevé. Bref, mieux vaut revoir Coppola ou même Castlevania sur Netflix, au moins là tu sens que le vampire a faim.
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