Ce nouveau Dracula, produit par EuropaCorp (désormais sous contrôle américain après sa restructuration financière de 2020), n'est pas tant une relecture qu'une redite qui fleure bon le manque d'inspiration. Malgré les moyens engagés (le film français le plus cher de 2025), le film pose une question simple : à quoi bon ? L'ambition, si elle existe, est étouffée par des raccourcis scénaristiques paresseux et une esthétique qui n'a rien à envier aux pires productions des années 2000. Le film subit un échec technique cuisant : si le Dracula de Coppola (1992) profitait de la maturité technique de son époque, cette version de Besson utilise des effets visuels (656 plans CGI par MPC Paris) que le réalisateur ne maîtrise pas, à l'exception notable du Cinquième Élément où sa patte s'accordait à un univers de science-fiction unique. Ici, tout paraît embarrassant, les fameuses "gargouilles" en tête. Plus grave encore, la tension romantique est absente, rendant cette "Love Tale" annoncée insipide. Ce long-métrage n'est pas un renouveau, mais le symptôme d'un réalisateur qui a perdu le fil de son temps. On met 5/10 par charité, mais l'absence d'intérêt et le résultat final si discutable sont difficilement pardonnables.
À voir si : Vous êtes curieux de la chute d'un cinéaste jadis visionnaire (Le Cinquième Élément, Nikita).
À éviter si : Vous attendez un Dracula digne de Coppola ou Murnau.