Ah Christophe Barratier et son côté vieille France, il m'aurait presque manqué s'il n'avait pas perdu l'inspiration de ses meilleurs films ces dernières années. Avec Envole-moi, tu vois qu'il voulait faire un mélodrame qui allait faire pleurer dans les chaumières en transformant l'incroyable réussite artistique et financière d'Intouchables en vulgaire recette et sans le talent et le bagou de Victor Belmondo, petit-fils de, et de Yoann Eloundou, dont l'alchimie est palpable à l'écran et confondante de naturelle, le film serait tombé dans les abysses de la médiocrité.
Et dire qu'ils se sont mis à quatre pour nous pondre le film français parmi les plus consensuels de la décennie parmi eux, le duo à l'origine du Prénom, Delaporte et de La Patellière et on retrouve bien l'humour lourdingue à la Max Boublil via Marciano qui est le quatrième joyeux luron, oui, tout ce monde pour nous proposer l'intrigue la plus balisée de l'année que tu vois venir des siècles à l'avance. Mais bon, ce ne serait pas si grave si l'émotion avait su l'emporter sur l'artificialité de l'entreprise. Bref, Envole-moi doit son salut à ses deux comédiens principaux tant le film ne fait que cocher les cases du feel-good movie et ne parvient jamais à se faire authentique. Dommage!!