Évanouis
6.8
Évanouis

Film de Zach Cregger (2025)

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 « Évanouis » est le premier film d’horreur que je m’autorise à aller voir en salle depuis longtemps. Pourquoi ? Parce que les films du genre sont loin d’être transcendants, ces dernières années, entre les suites bancales et les remake ratés. La plupart du temps, au mieux, on s’ennuie. Au pire, on regrette d’avoir payé une place de ciné et on hésite à quitter la pièce à mi-séance, écœuré d’un genre cinématographique qui semble n’avoir plus rien à offrir.


Mais j’ai décidé de tenter le coup cette fois-ci : la bande-annonce était prometteuse, le casting intéressant, le thème abordé donnait envie d’en savoir plus (la disparition soudaine et inexpliquée d’enfants dans la même nuit, à la même heure, dans une petite ville typique américaine).


Verdict : le film parvient à tenir le spectateur en haleine jusqu’à la fin, une prouesse pour un film d’horreur. Le déroulé de l’intrigue se fait en plusieurs phases, qui permettent au spectateur de reconstituer le puzzle de l’histoire par le biais des différents protagonistes. Ce traitement de l’histoire, peu utilisé, était intéressant et montait crescendo en intensité, permettant de lever le voile progressivement sur le déroulé des faits. On n’en apprend pas trop trop vite, ce qui permet au film de conserver son intérêt scénaristique sur la longueur. Les acteurs sont bons, la musique angoissante juste ce qu’il faut. La caméra alterne avec brio les plans rapprochés et les plans plus éloignés dans un juste dosage qui permet de rythmer le tout avec justesse et encore une fois, sans être dans l’excès.


Enfin, les thèmes abordés, intemporels, confèrent au film son statut de véritable « film d’horreur » dans la mesure où ils s’inscrivent dans les peurs les plus primales que connaît l’inconscient collectif humain : peur de la perte d’un enfant, angoisse de la maladie, de la vieillesse et de la mort, de la perte de l’autonomie, de la perte d’un parent, violence des addictions, violence du non-consentement et violence bien sûr infantile.

Le film montre juste ce qu’il faut et suggère beaucoup.


Une petite réussite à voir absolument si l’on est friand du genre.

Ann_ONyme
8
Écrit par

Créée

le 9 août 2025

Critique lue 20 fois

Ann O'Nyme

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1

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