Un très bon film même pour un puriste de F1 depuis 20 ans.
" J'adore la F1, ses week-ends de GP, ses drames et son côté glamour, excepté les 2h le Dimanche apres-midi qui sont ennuyantes" comme a dit un propriétaire d'équipe des années 80
Il faut avouer que le film se regarde très bien, durant 2H36 dans mon baquet au Max Linder Panorama, j'ai été scotché à l'écran, le téléphone était hors des pensées et l'attention tierce est sur répondeur durant ses 2h36.
On a une réalisation impeccable par Joseph Kocinski, produit en parti par Bruckheimer, on retrouve une direction artistique et scénique faisant penser à Top Gun Maverick, réalisée lui aussi par Kocinski et produit aussi en partie par Bruckheimer prod. Le scénario et l'approche du sport font quand à elle penser à Days of Thunder, film sur le Nascar des années 90, produit (encore une fois) lui aussi par Bruckheimer Prods.
En somme, on comprend alors que ce film F1 est un bolide hybride entre Days Of Thunder et Top Gun, on pourra lui reprocher son manque d'originalité dans le script.
Le scénario très simple mais reste bon, on n'a pas nécessairement besoin d'un scénario complexe pour raconter une bonne histoire. Les acteurs principaux jouent leur personnages très bien, particulièrement le trio masculin Pitt-Bardem-Idriss.
On profite très bien de la bande-son du film, la F1 étant un sport glamorreti (glamour et confetti comme dirait Christian Horner, directeur de RedBull), la réunion de Don Toliver et Doja Cat ensemble, Tate McRae, Burna Boy, ROSE et enfin Ed Sheeran dont j'adore son titre durant la scéne de fin, permet d'amplifier le côté "cirque" et drama de la F1 qui est une parts intégrante du sport.
Enfin bref, pour revenir au film découvre alors Sonny Hayes, joué par Brad Pitt, stupéfiant dans le rôle d'un ancien grand espoir de Formule 1 dans les années 90 qui transpire la charisme, qui a dû quitter le paddock suite à un accident grave et qui revient 30 ans plus tard dans la discipline (ne serait-ce pas Pete Mitchell de Top Gun qu'on retrouve après 30 ans de carrière ?). Il est alors ramené par Ruben Cervantes, joué par Javier Bardem tout aussi incroyable dans le rôle de Directeur d'écurie, lui propose de revenir pour sauver son équipe Apex Grand Prix (APX GP) ménacée par les investisseurs qui impatients de voir les mauvais résultats transformer une équipe de F1 en un gouffre financier.
La complicité entre les deux acteurs est très forte rendant leur Bromance mémorable à l'écran faisant presque parfois oublier la relation entre Sonny et Joshua Pearce, jeune pilote très proméetteur joué par Damson Idriss, qui est le fil conducteur du film, relation très similaire à celle des deux pilotes dans Days of Thunder.
Mais après les critiques, on peut saluer le film, les scènes de racing/course sont excitantes, elles sont réalisés de manière excellente au point où on a l'impression que les acteurs ont vraiment participé aux courses avec les pilotes du plateau de 2024. Toutes ces scènes sont si bien réalisés qu'on en souhaite plus, non sans reproche.
En dehors de la course, le film surfe sur la vague de popularité de la F1 suite à la popularité de Drive To Survive (document sur la F1) et capte très bien les tenants et les abouttissants du monde la F1. On capte bien le fonctionnement du cirque de la F1, le fonctionnement des écuries dont les directeurs, ingénieurs et méchanos sont primordiaux pour le succès d'une équipe. Le rôle des médias.
De plus on pourra plus qu'apprécier la coopération du monde de la F1 pour le tournage du film, Hamilton, Alonso, Toto Wolff, Fred Vasseur, Gunther sont présents et participent à certaines scènes, les autres pilotes sont aussi présents mais muets malheureusement. Néanmoins la présence du personnel présent est largement suffisante, on ne peut pas s'empêcher de frisonner quand on entend David Croft ou Martin Brundle commenter les manouvres de Hayes ou Pearce sur Verstappen, Hamilton ou Leclerc durant le film.
Outre l'aspect technique, l'aspect humain est très bien compris et narré, le fil conducteur du fil est la relation ambivalent e entre Sonny Hayes et Joshua Pearce car commes tout coéquipiers en F1, ils sont collègues rapprochés humainement par la nature dangereuse du sport mais tout aussi alliés et rivaux, rendant alors cette relation mentor/apprenti captivante et le final du film exaltant, la salle n'a pas pu garder son souffle dans les dernières scènes.
Enfin bref, aspect importants, ce film reste quand même Hollywoodien en prenant certaines libertés, autant Sonny Hayes utilise le cahier de technique de Schumacher i.e. quand on peut pas compenser la vitesse de la voiture par du pilotage, il faut utiliser les zone grises du règlements pour exploiter toutes les triches possibles, autant cela est irréaliste pour un fan de F1 quand on sait que Sonny Hayes n'exploite pas des zones grises mais des zones très sombres et interdites qui ferait que dans la vrai vie il serrait banni de la discipline après son premier grand prix.
On peut chipoter et dire que le film peut prendre ses libertés sur le règlement mais le problème est que cette "ingéniosité", très drôle et maligne, est le coeur des scènes des courses dans le film. Bizarrement, cela ne tue pas l'immersion dans le film, cela a même l'effet inverse car moi fan de F1 trouve que la discipline serait plus agréable à suivre avec un peu de Sonny Hayes et d'APX GP en plus.