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414 critiques
What's the fog ?
Fog, c’est mi-effrayant, mi-bien, mi-chiant… Ce qui nous donne donc trois moitiés, cette critique s’avère mal barrée. Premier quart du film et ça commence plutôt très bien, les vingt premières...
le 31 juil. 2013
--- Bonsoir, voyageur égaré. Te voila arrivé sur une critique un peu particulière: celle-ci s'inscrit dans une étrange série mi-critique, mi-narrative, mi-expérience. Plus précisément, tu es là au septième épisode de la huitième saison. Si tu veux reprendre la série à sa saison 1, le sommaire est ici :
https://www.senscritique.com/liste/Vampire_s_new_groove/1407163
Et si tu préfères juste le sommaire de la saison en cour, il est là :
https://www.senscritique.com/liste/soul_s/3323463
Et si tu ne veux rien de tout ça, je m'excuse pour les parties narratives de cette critique qui te sembleront bien inutiles...---
Ah. Ca y est. "Enfin", j'ai presque envie de dire. Le niveau redescend. Très doucement, certes, Carpenter n'arrive pas là au degré de nullité qu'étaient ses Vampires, mais, tout de même, encore une fois, c'est quand on confie à ce "maitre de l'horreur" mon monstre à l'honneur que le niveau recule. Bon. The Fog. Nous voilà arrivé au début des années 80, après un nouveau saut dans le temps d'une vingtaine d'années. C'est vraiment amusant de voir comme j'ai sélectionné des films, sans le faire exprès, qui arrivent par petits paquets dans l'Histoire. La fin des années 40, puis directement au début des années 60, puis pour ce soir et les deux jours à venir le début des années 80, puis hop, même si le saut est moins long, on arrivera d'un coup à la fin de la décennie pour cinq films (!) avant de filer directement au milieu des années 90. Comme si les fantômes se réveillaient par sursaut. Bref, The Fog. Le film a des qualités, à commencer par cette bonne idée de faire de la fumée l'antagoniste. Moi, technicienne de l'image, ce genre d'idée saugrenue, ça me parle. C'est très joli, et en plus c'est très malin, car la fumée a intrinsèquement une caractéristique horrifique, en obstruant la vision, en floutant les formes, ce n'est pas un hasard si son couple avec la nuit est l'invité VIP de 90% des films d'horreur. Ajoutons à ça qu'elle est souvent associé métaphoriquement à la présence du surnaturel et du fantastique, et on comprend un peu mieux pourquoi l'idée de Carpenter est organique et géniale. Sauf que. Sauf qu'en fait elle est plutôt mollement exploitée. Car il ne suffit pas d'avoir une bonne idée, il faudrait aussi avoir un bon scénario pour l'exploiter. Donc en fait la fumée n'est pas vraiment le méchant, c'est juste que dedans il y a des fantômes/morts-vivants on sait pas trop, qui tuent les gens. Bon. Dommage mais d'accord. Soit disant ils sont morts à cause d'un brouillard épais qui a fait s'échouer leur bateau, ok très bien. Mais en fait du coup pourquoi la fumée devient leur alliée tout à coup ? Surtout que si on va au bout de la logique, le bateau s'est échoué certes à cause du brouillard, mais aussi à cause d'un feu piégeur mis là par d'autres méchants qui voulaient que le bateau s'échoue. Et donc les fantômes/morts-vivants/on-sait-pas-trop reviennent pour se venger des uns, en s'alliant à l'autre ? Bon, c'est déjà pas très clair. Mais en fait le vrai problème c'est : POURQUOI ?! Pourquoi ils reviennent pile cent ans après ? Est-ce qu'il y a une malédiction ? Une sorcière, un mauvais sort, une prophétie ? N'importe quoi, même peu inspiré, ça aurait été mieux que ce vague "c'est comme ça, c'est cent ans, c'est joli cent c'est un chiffre rond". Et pourquoi ils tuent eux ? Parce que du coup moi je m'étais immaginé un truc, ils se font piéger par cinq mecs qui deviennent les fondateurs de la ville, et donc les fantômes reviennent pour se venger et tuer cinq personnes. Sur le papier ça se tient. Sauf qu'en fait ils tuent cinq personnes random. Pourquoi ? Pourquoi pas les descendants ? Pourquoi pas les puissants de la ville ? Pourquoi trois pochtrons et la bonne ? Pourquoi ?! J'ai passé une heure et demi à chercher un semblant de logique. "Ah peut-être qu'ils veulent les descendants et que les pêcheurs on le sait pas mais ils descendent des cinq méchants initiaux". "Ah peut-être qu'ils s'acharnent sur la nana dans son phare parce qu'ils l'associent à ce phare qui ne les as pas aidés et ce faux phare qui les as trompés". "Ah peut-être qu'ils poursuivent la maire parce qu'elle représente les fondateurs de la ville". Mais en fait non, les zombies s'acharnent sur l'autre fille qu'est juste là de passage pour coucher avec un type parce que on est au début des années 80, si on a pas de scène de sexe on est pas un bon film subversif. Donc en fait non non hein, ils sont juste revenus pour tuer cinq personnes random, et, oh lala pas de chance, ils ont choisi les personnages principaux du film, zut alors ! Non, Carpenter ne s'encombre pas d'un scénario trop travaillé. Il est là pour l'horreur, et l'horreur est à peu près réussie, quand à s'encombrer de l'explication du pourquoi, ça c'est une autre histoire. Cristallisant ce problème, il y a la scène de l'autopsie. Donc Machine et Bidule ramène le macchabé qu'ils ont trouvé sur le bateau de leur pote. Déjà où sont les deux autres, on ne le saura jamais, mais bon on n'est plus à ça près, et donc le cadavre se fait examiner. Bouuuuuh ! Houlala ! Comme c'est effrayant, le scientifique il dit que le cadavre est resté plusieurs années dans l'eau, mais comment est-ce possible alors que c'est le cadavre de leur pote qu'ils ont vu hier en pleine forme ? Mais oui, monsieur Carpenter, justement, comment est-ce possible ? En fait John, si tu met du mystère parce que tes personnages n'ont pas encore toutes les clefs pour comprendre, mais que toi tu es bien en maitrise de ton scénario, j'ai pas de problème avec ça. Mais si tu met mystère juste pour te débarrasser des illogismes de ton scénario bancale, là ça me plait beaucoup moins. Et pourquoi le cadavre il finit par se relever ? Pour s'effondrer deux mètres plus loin ? C'est quoi bon sang au final, c'est des fantômes, c'est des zombies, c'est QUOI ? On ne sait pas, non pas pour nourrir le mystère et l'effroi, mais bien parce que Carpenter lui même ne le sait pas. Lui il voulait juste rigoler à faire un film avec de la fumée et des jolies filles qui poussent des cris aigus.
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Fog, c’est mi-effrayant, mi-bien, mi-chiant… Ce qui nous donne donc trois moitiés, cette critique s’avère mal barrée. Premier quart du film et ça commence plutôt très bien, les vingt premières...
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--- Bonsoir, voyageur égaré. Te voila arrivé sur une critique un peu particulière: celle-ci s'inscrit dans une étrange série mi-critique, mi-narrative, mi-expérience. Plus précisément, tu es là au...
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