Guillermo del Toro revient avec un Frankenstein d’une beauté visuelle à couper le souffle. Il revisite le mythe avec une mise en scène somptueuse, maîtrisée de bout en bout, tout en y insufflant une émotion nouvelle. Jacob Elordi y livre sans doute la meilleure performance de sa carrière, bouleversant de justesse et d’intensité. Face à lui, Mia Goth, parfaite dans son rôle, fascine par son aura singulière, tandis qu’Oscar Isaac impose une présence magnétique. Les décors et la photographie, d’une richesse visuelle impressionnante, témoignent du soin minutieux apporté à chaque plan. La musique, envoûtante et frissonnante, renforce le caractère tragique de cette œuvre. Si le scénario présente quelques faiblesses et un rythme parfois inégal, Frankenstein reste une relecture profondément humaine, touchante et audacieuse. Un film où la monstruosité devient presque poésie.