Gemini Man, avec l’annonce de deux Will Smith sur son affiche au générique, annonce la couleur. Pas besoin non plus d’être un grand latiniste pour savoir qu’il y a un certain lien de gémellité entre ce personnage et son sosie plus jeune. Par contre, on comprend la volonté de ne pas traduire le titre en français au risque de livrer des parcelles de l’intrigue.Et puis quelque part, Gemini man revêt un certain intérêt dans ce qui n’est pas évident à savoir la relation entre Junior et son « père adoptif », aussi membre de l’organisation (où travaillait sa version originale Henry Brogan) et pourquoi il a établit un singulier projet aux finalités morales discutables et douteuses. Partant de Liège ( Belgique) en passant par Carthagène ( Colombie) pour finir à Budapest ( Hongrie), le film ne cesse de faire évoluer les atmosphères.Dynamique, sans véritables temps morts, Gemini Man fait aussi réfléchir sur la notion d’identité, de mensonge et de droit à l’autonomie et à la liberté ( pour le personnage de Junior surtout). Que ce film soit réalisé par Ang Lee n’est pas anodin non plus car le réalisateur trouve ici un sujet contemporain où il allie cinéma d’action et réflexion ( chère à sa fibre d’auteur). Vous passez un bon moment, le tout est habilement dosé et vous n’avez pas perdu votre temps avec une intrigue sans queue ni tête. Que demande le peuple?