Si ce Germinal est de facture bien classique, la force du roman de Zola est telle qu'il en reste de toute façon quelque chose à l'écran.
En 1963, le film fait figure de savoir-faire à l'ancienne, on y retrouve d'ailleurs des noms tels que le scénariste Charles Spaak, dont c'est l'un des derniers scénarios.
C'est une adaptation qui se tient bien, et on notera en prime la belle musique de Michel Magne.
On notera aussi quelques plans de foule spectaculaires.
Bernard Blier est excellent, dans un rôle dont on n'attendait pas de nuance, celui du patron de la mine. Il y apporte pourtant une fragilité qui rend sa composition moins caricaturale qu'il n'y paraît. Au point que son rôle apparaisse comme le point fort du film.
Des qualités donc, pour un film dont le noir et blanc charbonneux ne paie pas de mine, bien étayé même s'il n'épate pas la galerie. On y piochera allègrement de quoi se distraire.
Mais attention au grisou!