Un homme, son chien, une maison en bois, une retraite au fond des bois et des évènements étranges; en voilà une recette extrêmement connue des films de genres, sauf que cette aventure nous est montrée du point de vue du chien.
Voilà ce qui a valu à Good Boy de sortir de l’anonymat des festivals indés et de s’extraire le temps d’un week-end de la plateforme Shadowz pour venir sur quelques écrans de cinéma pour de rares séances. Le truc que je n’ai pas compris est, pourquoi mon cinéma l’a diffusé en VF alors que pour une sortie exceptionnelle, une VO aurait été la bienvenue, enfin bon, au moins il est passé dans le coin.
Par contre, malgré l’affiche et son pitch, ne vous attendez pas à de l’horreur pure. Good Boy s’oriente vers un thriller fantastique de bonne facture mais qui souffre d’être un premier film à petits moyens. Il est appréciable d’avoir cette excellente idée de n’être que spectateur de ce que peut voir le chien. Sur le coup, ça m’a fait penser aux dessins animés Tom & Jerry, les humains ne sont que des paires de jambes ou des visages flous et franchement, c’est vrai qu’on s’en fiche de ce à quoi ressemblent ces humains, le héros est définitivement le chien.
Et là aussi, petits moyens obligent, le chien n’est pas plus dressé que ça, il est tout simplement le chien du réalisateur et ses réactions sont donc des plus naturelles quand il se préoccupe de ce qu’il peut se passer.
Même si j’ai apprécié l’heure et quart à regarder ce film, il n'empêche pas qu'il lui manque beaucoup de choses. Soit une meilleure image ou une volonté de faire plus sombre. La musique est trop en retrait et si elle avait été plus incisive, certaines scènes auraient gagné en intensité. Il faut aussi dire que pour un premier film, les bases sont là. Certaines images de l’humain devant une silhouette inquiétante peuvent amorcer une inquiétude pour ce pauvre canidé qui n’est qu’une boule d’amour.
Je serai moins tolérant quant à l’intrigue. Alors oui, c’est facile pour moi de critiquer, je n’ai jamais réalisé de film et je pense sincèrement que je n’en serai pas capable. Mais dès la première apparition de “l’être”, il est évident du lien entre cette créature et ce qui arrive au héros. L’histoire parallèle du papi solitaire n’apporte aucune angoisse en plus.
Comme je l’ai écrit, j’en suis ressorti avec une sensation positive même si j’ai eu le sentiment que ça méritait d’être poussé plus loin, plus sombre, plus inquiétant quant à l’avenir de ce bon chien.