McQueen a la classe en prison
McQueen a la classe en voiture
McQueen a la classe dans les égouts
McQueen a classe dans une banque
McQueen a la classe à l'hôtel
McQueen a la classe un train
McQueen a la classe quand il menace un gamin et son pistolet à eau ( Schwarzy tentera de refaire le même coup avec pour cadre un avion dans Un Flic à la maternelle )
McQueen a une putain de classe avec un fusil de chasse dans le mains
McQueen a la classe dans un bus
McQueen a la classe quand il commande de la bouffe
McQueen a la classe dans une décharge

Dès son introduction qui en seulement quelques minutes pose les bases de son récit sans avoir besoin d'en faire des tonnes, jusqu'à sa conclusion, The Geatway frappe incroyablement fort avec une précision chirurgicale. Couple glamour, tueur psychopathe à leurs trousses, braquage de banque qui tourne mal, fusillade épiques, poursuites complètement folles, le nombre de scènes à l'intensité étouffante est proprement hallucinant et ne laisse quasiment pas une seconde de répit tant l'enchainement est dense.
J'avais bien aimé la Horde Sauvage avec son William Holden vieillissant et charismatique en hors la loi , j'ai adoré Croix de Fer et son James Coburn dans la peau d'un Allemand blasé, mais j'ai vécu deux heures encore plus dingue avec son Guet-apens et un McQueen magistral. Sam Peckinpah a le don pour s'entourer de gueules prodigieuses qui donnent une touche incomparable à l'ensemble de ses films, et puis quand on a son talent pour insuffler ce qu'il faut pour qu'une scène fonctionne sans que ça devienne épileptique ou mou du genou, il n'y a plus qu'à s'incliner, du cinéma comme ça, c'est simplement formidable.

Critique lue 852 fois

41
4

D'autres avis sur Guet-apens

Guet-apens

Guet-apens

9

B_Jérémy

le 27 sept. 2019

Suivre

Assurément amoral

Si l'âme n'était pas immortelle, la mort serait un guet-apens. Avec Guet-apens adapté librement du roman de Jim Thompson, Steve McQueen s'associe au cinéaste Sam Peckinpah pour livrer un thriller...

Guet-apens

Guet-apens

7

guyness

le 3 août 2012

Suivre
Dernière modification

le 5 août 2012

McQueen of the stone age

Parfois, le ciné, c'est quasi scientifique.  Mathématique, même.  Je prends un exemple:    Jim Thomson (auteur du livre) + Sam Peckinpah (réalisateur) + Steve McQueen (acteur) + Quincy Jones...

Guet-apens

Guet-apens

7

real_folk_blues

le 10 nov. 2013

Suivre
Dernière modification

le 10 nov. 2013

L'émoi m'aide, Ali.

Côté outre atlantique, j'aime tout particulièrement le cinéma des seventies. On est loin du manichéisme des années 50, on a digéré l'enthousiasme des 60's, malgré un dessert vomitif. L'audace est...

Du même critique

Interstellar

Interstellar

10

Kobayashhi

le 6 nov. 2014

Suivre

All you need is love, love, love, love...

Aïe Aïe Aïe, nous y voilà, Interstellar, le film dont on ne doit pas prononcer le nom, celui qui déchaîne les passions, film de la décennie pour certains, arnaque pour d'autres. Déjà moqué pour ces...

Mad Max - Fury Road

Mad Max - Fury Road

9

Kobayashhi

le 14 mai 2015

Suivre

My Name is Max, Mad max !

Putain........................... Du moment où les lumières se tamisent jusqu'au générique de fin laissant traverser le nom de Georges Miller, je suis resté scotché dans mon siège, halluciné par le...

Whiplash

Whiplash

8

Kobayashhi

le 24 déc. 2014

Suivre

Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, J.K FUCKING SIMONS

J'ai quitté la salle il y a quelques heures maintenant, et pourtant j'entends encore les baguettes claquer contre les cymbales avec une fougue hors norme, ais-je perdu la raison ou suis-je encore...