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le 23 mai 2026
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Ça ne sert à rien de s'enerver : le film ne demande que ça. Il éprouve volontairement la patience du spectateur à force d'étirement de séquences absconces. Dans un monde de fantaisie sans...
Le thème central de Her Private Hell est la parentalité. D’un côté Kay (Charles Menton) cherche sa fille dans un monde de violence et de l’autre Elle, une actrice, en conflit avec son père.
Elle vit avec son père et sa belle-mère, Dominique, dans un hôtel au Japon. Juste avant de les abandonner, il leur raconte l’histoire de Leather Man qui arrache le cœur des jeunes filles. La femme se retrouve donc seule avec sa belle-mère/meilleure amie et une jeune actrice, Hunter, car le lendemain elles entament le tournage d’un nouveau film. Aussi, une de ces victimes du Leatherman est la fille d’un G.I du nom de Kay qui arpente les rues de la ville à sa recherche.
Pour Nicolas Winding Refn, le monde qu’il construit n’a rien d’un conte de fée malgré le luxe dans lequel Elle vit, mais plutôt un enfer sans profondeur (d’où le titre) qui repose sur le sexe et la violence. C’est sûrement cette angoisse qu’a voulu transmettre le réalisateur qui a fait ce film après avoir été déclaré cliniquement mort pendant 20 minutes. Il s’agit très certainement d’une œuvre très personnelle pour lui et sa peur de laisser sa fille dans l’enfer.
Malheureusement, le film n’est pas agréable à regarder pour le public. Comme le dit le réalisateur, soit on adore soit on déteste et je pense que beaucoup de personnes dans ma salle ont détesté. Le film donne l’impression d’être une longue séquence érotique hallucinatoire qui n’a pas vraiment d’intrigue et repose principalement sur son atmosphère. Au début du film on peut s’intéresser aux intentions des personnages comme ce que cache ou cherche à faire la belle-mère, mais tout s’écroule à mesure qu’on avance.
Il semblerait que Refn ait complètement laissé tomber l’idée d’un scénario construit pour plutôt se concentrer sur l’esthétisme. Et si on veut tenir jusqu’au bout, le spectateur ne peut que se concentrer sur cet aspect du film. La partie sur le G.I ressemble à un film noir où le protagonsite en quête de vengeance explore les tréfonds d’une ville avec des ennemis à combattre. Les parties se concentrant sur Elle donne l’air d’un rêve, toujours hallucinatoire d’un Hollywood sombre et vide avec quand même de très beaux costumes et maquillage.
Je ne retiens donc de ce film que l’atmosphère qui ne me restera sûrement pas longtemps en mémoire si ce n’est que le souvenir d’un film surtout fait pour son auteur avec une atmosphère assez sexiste dans la manière de représenter tous les personnages féminins.
Créée
le 22 sept. 2026
Critique lue 5 fois
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