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le 23 mai 2026
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Ça ne sert à rien de s'enerver : le film ne demande que ça. Il éprouve volontairement la patience du spectateur à force d'étirement de séquences absconces. Dans un monde de fantaisie sans...
Si vous rêver de retrouver les tics et obsessions de la fin des années 1970, vous trouverez du charme au film de NWR, désormais devenu une marque. C'est un bon cas d'école : les réalisateurs ont souvent auparavant été de grands regardeurs de films, mais ici Refn semble dévoré par ses maîtres et sa cinéphilie. Tout fleure l'esthétique récupérée avec ses éclairages roses et bleus, ses poses et ses ralentis sur fond de musique synthétique. Idem pour la narration qui semble lorgner vers le giallo pour les demoiselles en danger poursuivies par un tueur invisible, et le cinéma camp, allant jusqu'à la fascination pour les gars très musclés un brin masochistes quand même.
Par contre, on attend un peu que le récit nous donne des billes pour avancer, en dehors des relations tordues entre "Elle" (tout un programme) et papa (tout un programme) et d'un flic traumatisé par la culpabilité. Mais rien. Nib. Ou rien que j'ai vu pour me susciter le moindre intérêt pour ce qui se passe à l'écran. J'ai l'impression qu'à force de se replier sur ses obsessions depuis Only God Forgive, et peut être déjà dans le pourtant remarquable Drive, Refn n'a plus grand chose à partager avec ses spectateurs.
Créée
le 23 sept. 2026
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