Damian McCarthy a tendance à faire du surplace.
Avec son troisième film, Hokum, on sent déjà une réédition thématique du cinéaste.
J’ai eu l’impression de revoir son premier film avec plus de moyens. Ils partagent tous les deux cette idée de fantastique renversé pour du concret. À savoir un type qui cherche à se débarrasser de quelque chose de gênant.
Dans les deux cas, le personnage principal se retrouve mêlé à tout cela et finit par être enfermé dans un endroit clos, avec un personnage horrifique comme compagnon.
Au fond, cela ne me dérange pas qu’il réutilise son scénario avec un film qui a plus de moyens, mais au final, je n’ai pas trouvé cela mieux. Alors certes, cette fois-ci, il va dans le fantastique directement, ce n’est pas juste une scène finale de son deuxième film, c’est dès le milieu du film.
J’ai quand même trouvé un gap technique. L’éclairage est plus soigné sur ce film que sur les deux premiers.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance de l’hôtel au début, avec le personnel en costume, comme dans une autre époque.
Le fait de suivre un personnage détestable n’a pas d’utilité dans le film. J’ai même trouvé l’histoire avec sa mère assez secondaire.
Le cœur du film, c’est vraiment l’ambiance de l’hôtel, mais une fois dans la chambre nuptiale, le film devient autre chose. C’est intéressant au début, avec son côté escape room et quelques astuces, notamment l’horloge sur l’ascenseur. En cela, c’est plutôt bien écrit, mais très vite, on tourne en rond. Le fait de se servir du SDF comme personnage qui fait avancer le récit n’est pas forcément une bonne idée.
L’aspect fantastique est globalement satisfaisant, malgré que cela soit peu utilisé. Il lui manque un peu plus de personnalité pour en faire un bon film. Au final, qu’est-ce que l’on retiendra d’Hokum ?
Sa sorcière ? Sûrement pas. Son ambiance ? Pourquoi pas.
Dans la filmographie de Damian McCarthy, en tout cas, c’est sûrement un mixte de ses deux précédents films.
Il est dans la continuité, mais marque un manque de renouveau.