Une romance aventureuse avec une dose efficace de bonne dramaturgie.
Terangi (Jon Hall) est un marin indigène qui est sur le point de se marier avec sa femme, Marama (Dorothy Lamour), qu'il aime plus que tout au monde. Après l'heureux évènement et durant sa nouvelle mission maritime, le valeureux matelot se voit être victime d'une injustice profonde matérialisée par une condamnation pénitentiaire. Indomptable et courageux comme il l'est, le forçat tentera coûte que coûte de s'évader pour retrouver sa dulcinée.
"Hurricane" est réalisé par le grand John Ford. Artisan manifeste d'une mise en scène assez somptueuse où l'on constate, non sans déplaisir, les fabuleux décors naturels de Pago Pago des Samoa américaines.
Les plans de caméras d'une grande qualité nous plongent directement dans cet environnement tropical qui, en plus des scènes de célébrations en lien avec la culture polynésienne, réchauffe l'âme, le cœur et l'esprit.
Le scénario du film écrit par Oliver H. P. Garrett, Dudley Nichols et Ben Hecht, adapté du roman "The Hurricane" de James Norman Hall et Charles Nordhoff, est accrocheur. Les dialogues réalistes des personnages et les échanges houleux observables renforcent la crédibilité du récit et, par conséquent, le bon acabit du long-métrage de mille neuf cent trente-sept.
Les acteurs et actrices, quant à eux, sont remarquables Portés par leur rôle respectif, ils parviennent tous à nous faire vivre l'histoire exotique bien ficelée de ce film nommé et récompensé lors de la cérémonie des Oscars de mille neuf cent trente-huit.
Mention plus que spéciale à la scène de l'ouragan. Convaincante et bien faite à une époque où les effets spéciaux étaient bien plus limités que la technologie dont peuvent bénéficier certaines grosses productions cinématographiques actuelles.
En plus des bons points précédemment cités, "Hurricane" s'inscrit parfaitement dans l'aspect divertissant propre aux blockbusters d'hier et d'aujourd'hui. En ce sens, le métrage des années trente avait toutes les cartes en main pour attirer un large public dans les salles obscures Une prévision confirmée par le succès du film qui a rapporté un million quatre cent mille dollars à l'époque.