Mabel, une adolescente passionnée par les animaux s’empare d’une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux en se glissant dans la peau d’un adorable castor. Elle va, sans le savoir, se lancer dans une aventure riche en découvertes au coeur du règne animal…
Vient-on d'assister à la projection d’un film Pixar ou Disney ? En effet, la frontière est ténue, car on ne parvient absolument pas à y retrouver ce qui fait la magie de Pixar (et pourtant, ce n’est pas un film d’animation Disney). Le film de Daniel Chong repose sur un scénario assez navrant, d’une rare fainéantise
(une jeune écologiste se bat contre le maire de sa ville qui menace la biodiversité d’un étang…),
dépourvu de toute émotion et sans le moindre intérêt.
Cette fable écologiste (et animaliste) peine clairement à nous captiver avec des protagonistes ni attachants et encore moins amusants (rassurez-vous, les enfants n’y verront que du feu), pour le coup, je regrette la magie de Disney qui avait su, à travers Zootopie (2016) nous offrir un buddy-movie déluré et d’une inventivité folle. Ici, le bestiaire (conséquent) aurait dû donner lieu à une folie créatrice (et salvatrice), mais il n’en sera absolument rien.
Enfin, côté esthétisme, le parti pris d’avoir voulu donner un aspect "peluche synthétique" aux castors (le pelage est affreux) et d'accentuer le côté anthropomorphique à l’ensemble des animaux, nous sort complètement du film et nous coupe toute envie de nous y attacher.
Jumpers (2026) devient rapidement un fourre-tout assez indigeste, jamais drôle ou tendre et surtout, faussement politique. Ça se regarde d’un oeil, tout en regardant sa montre, c’est dire l’intérêt…
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