J’aime beaucoup les films d’animation, notamment ceux de Pixar, donc c’est tout naturellement que je suis allée voir Jumpers. Et globalement, c’est plutôt une bonne surprise… même si ça ne m’a pas totalement embarquée.
Le film propose une idée de départ vraiment sympa : suivre Mabel, une ado passionnée par les animaux, qui teste une technologie permettant de “sauter” dans le corps de robots-animaux. Une immersion originale dans le monde animal, avec une vraie volonté de sensibiliser à la nature et à la cohabitation entre les espèces.
Là où ça fonctionne bien, c’est sur le fond. Le message est clair et actuel : apprendre à vivre ensemble, accepter les différences, et trouver un équilibre avec la nature sans tomber dans les extrêmes. C’est pertinent, surtout aujourd’hui.
Mais justement… c’est peut-être là que le film pêche un peu. À force de vouloir bien faire, il devient parfois un peu trop appliqué. J’ai trouvé l’ensemble assez lisse, voire légèrement moralisateur. On sent le côté “film engagé”, et même si c’est louable, ça manque parfois de spontanéité et de légèreté.
J’ai aussi trouvé le rythme un peu long par moments, ce qui empêche le film de vraiment décoller. Et dans un monde déjà assez anxiogène, j’aurais aimé un petit grain de folie, quelque chose de plus libre.
Cela dit, le personnage de Mabel reste touchant, notamment dans sa manière de gérer sa colère face aux injustices et d’apprendre à canaliser ses émotions.
En résumé, Jumpers est un film agréable, intelligent et bien intentionné, mais qui aurait gagné à se prendre un peu moins au sérieux… pour nous faire encore plus voyager.